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	<title>Attac% Burkina</title>
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		<title>Stoppons l'h&#233;morragie : ONEA, SONABEL</title>
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		<description>Avec la mont&#233;e en puissance du ph&#233;nom&#232;ne de globalisation, les populations des pays du tiers monde assistent avec impuissance et de mani&#232;re progressive &#224; la d&#233;gradation de leur condition de vie. Dans le cas sp&#233;cifique du Burkina Faso, toutes sortes de rem&#232;des nous ont &#233;t&#233; inocul&#233;es depuis 1991 par les sp&#233;cialistes du n&#233;olib&#233;ralisme. Mais rien n'y fit. Le pays ne cesse de s'assombrir dans la tourmente de la mondialisation. La conclusion que ATTAC BURKINA tire de ces interventions (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec la mont&#233;e en puissance du ph&#233;nom&#232;ne de globalisation, les populations des pays du tiers monde assistent avec impuissance et de mani&#232;re progressive &#224; la d&#233;gradation de leur condition de vie. Dans le cas sp&#233;cifique du Burkina Faso, toutes sortes de rem&#232;des nous ont &#233;t&#233; inocul&#233;es depuis 1991 par les sp&#233;cialistes du n&#233;olib&#233;ralisme. Mais rien n'y fit. Le pays ne cesse de s'assombrir dans la tourmente de la mondialisation. La conclusion que ATTAC BURKINA tire de ces interventions paternalistes demeure que la globalisation financi&#232;re capitaliste ; avec sa logique de marchandisation de la vie dans toutes ses composantes, n'a r&#233;solu rien au Burkina Faso. Elle est venue au contraire renforcer le ch&#244;mage et la mis&#232;re sur tout le territoire national depuis plus d'une d&#233;cennie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous avions en effet des entreprises qui avaient une bonne sant&#233; financi&#232;re mais qui ont &#233;t&#233; privatis&#233;es en les vendant &#224; cr&#233;dit ou au dessous de leur prix &#224; des repreneurs avec le plus souvent des pressions et la complicit&#233; des institutions financi&#232;res internationales telles que la Banque mondiale et le Fond mon&#233;taire international. Les exemples de la SOREMIB, FASO FANI, SITARAIL (ex RAN) et r&#233;cemment l'ONATEL de m&#234;me que celui &#224; peine voil&#233; du secteur de la sant&#233; sont l&#224; pour confirmer nos affirmations. Malgr&#233; les &#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s de toutes ces privatisations, il va sans dire que nous tendons une fois de plus vers la privatisation de certaines soci&#233;t&#233;s publiques strat&#233;giques tels l'ONEA et la SONABEL dans un proche avenir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or il se trouve que les diff&#233;rentes op&#233;rations de privatisation de pareilles soci&#233;t&#233;s ont &#233;t&#233; des &#233;checs dans presque tous les pays o&#249; ces r&#233;formes ont &#233;t&#233; appliqu&#233;es, notamment pour ce qui concerne le secteur de l'eau. La privatisation des entreprises d'Etat et des services publics des pays du tiers monde a en fait longtemps figur&#233; au rang des recommandations de la Banque mondiale et du Fonds mon&#233;taire international. Et c'est dans ce contexte que les &quot;d&#233;cideurs&quot; de notre plan&#232;te prirent la d&#233;cision d'inclure l'eau dans le champ des biens &#233;conomiques lors du sommet de Rio qui a eu lieu en 1992. Depuis lors, l'eau douce n'est plus per&#231;ue comme une ressource naturelle &#224; laquelle chaque personne a droit, mais comme un bien &#233;changeable, donc li&#233; aux r&#232;gles du march&#233; et &#224; la logique du profit. C'est suite &#224; ces nouvelles orientations, qu'une politique de l'eau fut &#233;labor&#233;e suivant les trois principes fondateurs suivants :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; # 1/ L'eau doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e principalement comme un bien &#233;conomique. Ce qui revient &#224; dire que tout comme le p&#233;trole, le bl&#233; et d'autres marchandises, l'eau doit &#234;tre maintenant vendue, achet&#233;e, &#233;chang&#233;e ou &#234;tre expos&#233;e &#224; toute forme de sp&#233;culation ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; # 2/ l'acc&#232;s &#224; l'eau est un besoin vital, pas un droit humain. Encore une fois, &#224; Kyoto, on a assist&#233; au refus de reconna&#238;tre l'eau comme un droit. La satisfaction du besoin est du ressort de chaque individu. Les &#234;tres humains sont des consommateurs/clients d'un bien/service qui doit &#234;tre rendu accessible &#224; travers les m&#233;canismes de march&#233;. Pour les individus &#224; faible revenu dans les pays riches, il revient &#224; l'Etat d'appliquer des mesures sociales visant &#224; garantir aux distributeurs d'eau la couverture des factures d'eau non pay&#233;es ; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; # 3/ l'eau doit &#234;tre trait&#233;e comme une ressource &#233;conomique pr&#233;cieuse. Elle est destin&#233;e &#224; devenir toujours plus rare et donc strat&#233;giquement importante. La s&#233;curit&#233; hydrique &#171; nationale &#187; est un probl&#232;me politique central. Pour l&#233;gitimer ces principes, les partisans de la marchandisation de l'eau soutiennent de nos jours que &quot;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;la privatisation a permis &#224; certains gouvernements d'attirer les capitaux priv&#233;s et les moyens techniques requis pour construire ou &#233;tendre des syst&#232;mes de distribution d'eau tr&#232;s on&#233;reux mais indispensables pour connecter au r&#233;seau les millions de personnes qui aujourd'hui n'y ont toujours pas acc&#232;s&quot; ou encore &quot; les services publics sont mal g&#233;r&#233;s et m&#232;nent &#224; la corruption. La privatisation au contraire est efficace car elle permet aux pays endett&#233;s d'attirer les investisseurs des multinationales ; cr&#233;e de nouveaux emplois, la concurrence et permet au consommateur de b&#233;n&#233;ficier du meilleur service au meilleur prix&lt;/i&gt;&quot;.
Dans le secteur de l'eau, nous sommes encore loin de ces belles proph&#233;ties. La concurrence y est en effet tr&#232;s peu d&#233;velopp&#233;e, voire inexistante et des entreprises priv&#233;es agissent en situation de monopoles. Seules quelques multinationales se partagent le march&#233; de ce secteur au niveau mondial. M&#234;me en occident, la qualit&#233; du service est &#233;galement loin d'&#234;tre garantie par ces entreprises priv&#233;es. En Grande-Bretagne par exemple, les b&#233;n&#233;fices ne sont pas r&#233;investis pour la maintenance et l'am&#233;lioration du r&#233;seau de distribution. En Argentine, la qualit&#233; de l'eau s'est d&#233;grad&#233;e. Dans la r&#233;alit&#233; des faits, cette situation de monopole b&#233;n&#233;ficie en somme aux repreneurs avant l'int&#233;r&#234;t des usagers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'int&#233;r&#234;t que suscite l'eau douce commun&#233;ment appel&#233;e &quot;l'or bleu&quot; chez certaines multinationales est li&#233; au fait que celle-ci est devenue une ressource strat&#233;gique convoit&#233;e avec bien s&#251;r la couverture des puissances occidentales dont les deux plus importantes soci&#233;t&#233;s d'eau (Veolia, ex Vivendi et Suez Lyonnaise) tirent chacune environ 10 milliards de dollars dans la distribution de l'eau et des services li&#233;s &#224; l'&#233;puration des eaux us&#233;es. Alors qu'au d&#233;but des ann&#233;es 80, ces deux compagnies n'assuraient la distribution de l'eau qu'&#224; 300 milles personnes en dehors de la France. Avec le soutien de leurs cercles d'amis forts influents dans les instances d&#233;cisionnelles internationales financi&#232;res et politiques, elles sont parvenues, &#224; force de diverses pressions et chantages de toute nature, &#224; s'accaparer les r&#233;seaux de distribution de plus de 120 pays de m&#234;me qu'un march&#233; potentiel de plus de 200 millions d'abonn&#233;s habitant dans ces pays.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le constat qui se d&#233;gage des diff&#233;rentes op&#233;rations de privatisation effectu&#233;es dans ces pays mettent &#224; mal les programmes de protection des sites, d&#233;gradent les &#233;cosyst&#232;mes en raison des efforts d&#233;ploy&#233;s pour explorer et exploiter toujours plus de nouvelles sources d'eau. Ce qui a pour cons&#233;quence l'exposition de l'eau, cette ressource qui nous est tous indispensables, &#224; toutes sortes de sp&#233;culations. Les premi&#232;res et les principales victimes de ces mesures sont les couches d&#233;munies qui sont incapables de suivre le rythme des augmentations des factures souvent cinq fois sup&#233;rieures au tarif d'avant la privatisation de m&#234;me qu'aux coupures d'eau qui sont monnaie courante. Obligeant ainsi d'honn&#234;tes citoyens de ces pays &#224; s'approvisionner &#224; des sources suspectes ou aupr&#232;s d'on&#233;reux distributeurs locaux. A Abidjan par exemple, certaines familles pauvres paient 5 fois le prix fix&#233; par la municipalit&#233;. A Dacca, au Bangladesh, certains paient jusqu'&#224; 25 fois ce prix. Au Caire, en Egypte, ce prix peut &#234;tre multipli&#233; par 40. A El Alto, en Bolivie, les familles pauvres paient actuellement pour une eau livr&#233;e par camions-citernes un prix 10 fois sup&#233;rieur &#224; celui des habitants connect&#233;s au r&#233;seau. Ce qui pose par la suite des probl&#232;mes de sant&#233; publique et d'hygi&#232;ne dont l'une des cons&#233;quences fut la r&#233;apparition du chol&#233;ra et des gastroent&#233;rites &#224; Manille.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais depuis plus de cinq ann&#233;es, des voix s'&#233;l&#232;vent &#224; travers le monde entier contre cette nouvelle forme d'escroquerie et de pillage orchestr&#233; par les multinationales et leurs alli&#233;s. Pour preuve, le Parlement europ&#233;en a adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; le 16 mars 2006, une r&#233;solution demandant que l'acc&#232;s &#224; l'eau soit reconnu en tant que droit humain. La Conf&#233;d&#233;ration suisse a propos&#233;, il y a quelques ann&#233;es, la signature d'une convention internationale sur le droit &#224; l'eau. R&#233;cemment, le gouvernement f&#233;d&#233;ral allemand a propos&#233; au Conseil des droits humains de l'ONU de nommer un rapporteur sur le droit &#224; l'eau. Il faut cependant noter qu'il n'y a pas que des hommes politiques qui luttent contre la marchandisation de l'eau. Les organisations de la soci&#233;t&#233; civile de diff&#233;rents pays manifestent &#233;galement contre cette nouvelle approche de l'eau que les institutions de Breton Wood et leurs alli&#233;s veulent nous imposer. A ce sujet, une caravane de l'eau fut organis&#233;e r&#233;cemment en cette ann&#233;e 2007 par diff&#233;rentes organisations de la soci&#233;t&#233; civile italienne. Apr&#232;s des ann&#233;es de lobbying de la part de groupes tels que Public Citizen, d'unions locales et d'autres organisations, la ville de la Nouvelle-Orl&#233;ans en Louisiane (USA) a fini par rejeter des propositions de contrat d'eau de Suez et de Veolia (ex Vivendi) portant sur un milliard de dollars et une p&#233;riode de 20 ans. Au Ghana, o&#249; le revenu moyen par jour atteint &#224; peine 1 dollar, d'importantes manifestations &#233;clat&#232;rent suite &#224; la d&#233;cision du gouvernement de doubler le prix de l'eau afin de pr&#233;parer la privatisation de Ghana Water Company Limited, conform&#233;ment aux exigences du FMI. Plus de 330 organisations &#224; travers le monde, se mobilis&#232;rent pour exprimer leur opposition au projet imminent de privatisation de l'eau dans ce pays. Une lettre de protestation fut, &#224; cette m&#234;me occasion, adress&#233;e aux PDG des trois multinationales fran&#231;aises de l'eau (Veolia, Suez et SAUR) ainsi qu'&#224; la Banque mondiale, pour les mettre en garde contre les risques d'une privatisation &#224; la l&#233;g&#232;re et les rappeler sur les &#233;checs cinglants issus de la privatisation de l'eau et qui apparemment ne leur ont pas servi de le&#231;on. Les cas des Philippines, de l'Argentine, de l'Afrique du Sud, du Gabon, de l'Inde etc se succ&#232;dent et devraient inviter certains acteurs &#224; se poser des questions avant de passer &#224; l'action. Voyons un peu ce qui s'est pass&#233; en Bolivie concernant la privatisation de l'eau.
La Banque mondiale refusait un all&#233;gement de la dette de 600 millions de dollars &#224; la Bolivie au cas o&#249; elle ne privatiserait pas son syst&#232;me de distribution d'eau. C&#233;dant aux pressions et chantages, les autorit&#233;s de Cochabamba, la troisi&#232;me ville de ce pays d'Am&#233;rique latine, sign&#232;rent en septembre 1999 avec Aguas del Tunari, un consortium international contr&#244;l&#233; par la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine Bechtel, un contrat de 2,5 milliards de dollars aux termes duquel elles lui confiaient la gestion du r&#233;seau de distribution d'eau de la ville pour une dur&#233;e de 40 ans. Par la suite, les factures d'eau des m&#233;nages augment&#232;rent de 35% un mois apr&#232;s la signature du contrat, tandis que le service demeurait g&#233;n&#233;ralement sporadique avec moins de quatre heures de distribution quotidienne d'eau dans certaines parties de la ville.
Les conflits &#233;clatent en janvier 2000, dans la ville de Cochabamba, au centre du pays, quand les habitants d&#233;couvrent que le prix de l'eau potable vient d'&#234;tre multipli&#233; par trois. On leur demande d&#233;sormais de payer le prix r&#233;el de ce bien de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;. A la m&#234;me date, les paysans de la zone semi d&#233;sertique qui entoure la ville apprennent que l'eau qu'ils puisent dans le sol depuis des g&#233;n&#233;rations ne leur appartient plus. Et avec un cynisme et un m&#233;pris injustifi&#233;s, les repr&#233;sentants &quot;des nouveaux propri&#233;taires de l'eau&quot; eurent le culot d'interdire &#224; la population, de recueillir l'eau de pluie d&#233;sormais consid&#233;r&#233;e comme la propri&#233;t&#233; priv&#233;e de l'entreprise Aguas del Tunari.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N'en pouvant plus contre tous ces abus et privations, les habitants de Cochabamba finissent par se soulever contre ces mesures r&#233;trogrades. Un manifestant fut assassin&#233; par un capitaine de l'arm&#233;e bolivienne lors des marches de contestation. C'&#233;tait le point de d&#233;part d'une crise qui allait secouer la ville, voire tout le pays durant plusieurs jours. Devant la mont&#233;e de la violence, les responsables d'Aguas del Tunari s'enfuirent de la ville. Les repr&#233;sentants du gouvernement organis&#232;rent une r&#233;union d'urgence et r&#233;sili&#232;rent le contrat. Les cons&#233;quences socio&#233;conomiques de cette privatisation mal n&#233;goci&#233;e furent par la suite d&#233;sastreuses pour la Bolivie. Une poursuite judiciaire fut &#233;galement engag&#233;e par Aguas del Tunari contre la ville de Cochabamba &#224; hauteur de 25 millions de dollars de d&#233;dommagement pour rupture de contrat et perte sur investissement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les pays africains ne sont pas non plus rest&#233;s en marge des effets n&#233;fastes de la privatisation des secteurs strat&#233;giques de nos diff&#233;rents Etats. Malgr&#233; l'&#233;tat d&#233;j&#224; pr&#233;caire des conditions de vie de la majorit&#233; de nos populations respectives, des conditionnalit&#233;s quasi syst&#233;matiques &#224; l'octroi de pr&#234;ts sont impos&#233;es &#224; nos Etats par les institutions de Breton Wood et leurs alli&#233;s. Parmi celles-ci figurent respectivement les restructurations au niveau de la fonction publique et des soci&#233;t&#233;s nationales ; le tout couronn&#233; par la suite par la privatisation de ces derni&#232;res. Durant cette phase de restructurations, des milliers de travailleurs se retrouve dans la rue, tout simplement parce que l'all&#232;gement du personnel des entreprises publiques inscrites sur la liste des privatisations contribue &#224; les rendre plus vendables.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des soci&#233;t&#233;s d'Etat strat&#233;giques de certains Etats africains n'ont pas &#233;chapp&#233; &#224; cette logique. C'est le cas de la Soci&#233;t&#233; Nationale d'Electricit&#233; du S&#233;n&#233;gal (SENELEC), dont le processus de privatisation a &#233;t&#233; bloqu&#233; et non annul&#233; ou la Soci&#233;t&#233; nationale des eaux du S&#233;n&#233;gal (SONEES). Pour stabiliser le prix du kwh &#224; un niveau acceptable pour la population, le gouvernement du Mali est actuellement oblig&#233; de verser chaque ann&#233;e au repreneur, cinq milliards de francs CFA en ce qui concerne l'&#233;lectricit&#233;. Et il doit le faire pendant vingt ans. Ce qui constitue une perte financi&#232;re de cent milliards de francs CFA pour ce pays sans compter d'autres charges qu'il devra assumer au grand bonheur du repreneur et &#224; la d&#233;faveur du peuple malien..&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ce qui concerne le cas du Burkina, tout le monde est aujourd'hui unanime &#224; reconna&#238;tre que la privatisation de la quasi-totalit&#233; des soci&#233;t&#233;s publiques privatis&#233;es s'est sold&#233;e par des &#233;checs tant au niveau de la cr&#233;ation d'emploi qu'au niveau de la r&#233;alisation de nouvelles infrastructures. La majorit&#233; d'entre elles ne sont plus fonctionnelles d'ailleurs ou du moins tente de rena&#238;tre sous d'autres visages. Et pourtant ces entreprises n'avaient pas besoin d'&#234;tre privatis&#233;es puisqu'elles &#233;taient &#224; mesure de satisfaire pleinement les besoins des Burkinab&#232;. Notre peuple doit il pour autant &#234;tre index&#233; comme &#233;tant le principal responsable de ces &#233;checs ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Assur&#233;ment que non. Compte tenu de notre situation g&#233;ographique et &#233;conomique, nous sommes d'ailleurs oblig&#233;s de nous ouvrir au reste du monde, surtout quant on sait qu'une bonne partie de nos compatriotes vit hors de nos fronti&#232;res. Les vrais coupables doivent &#234;tre recherch&#233;s du c&#244;t&#233; des institutions financi&#232;res internationales, des multinationales et de nos dirigeants qui ne prennent pas le soin d'&#233;couter ou d'impliquer pleinement les diff&#233;rentes cat&#233;gories socioprofessionnelles de notre pays dans les processus de n&#233;gociations avec les repreneurs et les institutions internationales&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et pourtant ce ne sont pas les opportunit&#233;s d'un bon partenariat entre le Sud et le Nord qui font d&#233;faut. Avant la chute de l'ex URSS, le syst&#232;me lib&#233;rale avait un visage un peu humain (il n'avait d'ailleurs pas le choix puisque cela d&#233;pendait de sa survie). Le d&#233;clin du chef de file du monde communiste de m&#234;me que les bouleversements qui s'en suivirent acc&#233;l&#233;ra une domination sans partage du syst&#232;me capitaliste dans le monde entier. C'est ainsi que la lib&#233;ralisation des diff&#233;rents secteurs de production et de consommation fut impos&#233;e aux pays du monde entier, notamment ceux du tiers monde. Ceci avait pour but d'impulser un nouveau dynamisme &#224; l'&#233;conomie mondiale. Concernant cette premi&#232;re proposition nous autres burkinab&#232; dans notre grande majorit&#233; &#233;tions persuad&#233;s que nos entreprises locales ne poss&#233;daient pas suffisamment de moyens mat&#233;riels, techniques et financiers pour concurrencer avec celles du Nord sur notre propre terrain. Nous f&#251;mes cependant contraints de nous engager dans cette logique de lib&#233;ralisation au regard des mutations qui s'op&#233;raient dans le monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit de ses limites, la cessation du monopole d'Etat sur la gestion de certains secteurs strat&#233;giques de notre &#233;conomie a eu par la suite quelques effets positifs. Dans le secteur de la t&#233;l&#233;phonie mobile par exemple, des investisseurs &#233;trangers sont venus avec leurs moyens, ont cr&#233;&#233; des emplois en recrutant du personnel sur place, paient leurs imp&#244;ts et financent la r&#233;alisation de leurs propres infrastructures de gestion et de production au grand bonheur des entrepreneurs et autres sous traitants locaux. Sur le plan social, le co&#251;t des appels a subi une baisse sensible gr&#226;ce &#224; la concurrence engendr&#233;e par l'existence des trois soci&#233;t&#233;s de t&#233;l&#233;phonie mobile et le nombre des abonn&#233;s au t&#233;l&#233;phone portable ne cesse de cro&#238;tre au fil des ans. Ce qui est la preuve que la lib&#233;ralisation de ce secteur profite non seulement &#224; nos populations, mais qu'en retour elle permet aux investisseurs &#233;trangers de travailler en toute qui&#233;tude dans notre pays et d'engranger des b&#233;n&#233;fices.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des cas pareils sont &#233;galement observables dans le secteur des banques, des assurances, du transport urbain, des travaux publics etc. Mais cette forme de collaboration fut de courte dur&#233;e dans la mesure o&#249; elle ne faisait pas l'affaire des multinationales dont la boulimie tend &#224; devenir &#224; la limite dangereuse pour elles m&#234;me. C'est ainsi que ces derni&#232;res, avec le soutien de leurs alli&#233;s des milieux financiers et politiques, useront de toutes sortes de pressions et de chantages sur les gouvernements pour passer &#224; un autre stade du lib&#233;ralisme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette seconde phase n&#233;olib&#233;rale consiste &#224; privatiser nos entreprises publiques, annon&#231;ant du coup le retour &#224; la situation de monopole qui fut pourtant critiqu&#233;e voire combattue par ces m&#234;mes multinationales et les institution financi&#232;res internationales il y a &#224; peine moins de deux d&#233;cennies. A ce niveau, comme cela fut le cas dans le secteur de l'eau et de l'&#233;lectricit&#233; dans bon nombre de pays, le repreneur h&#233;rite des infrastructures r&#233;alis&#233;es &#224; la suite des sacrifices et autres privations consentis par le peuples. De plus, elle s'accompagne de la suppression de l'effectif du personnel existant, de l'augmentation des factures des usagers sans compter les autres charges que l'Etat en question devrait supporter concernant l'entretien et la r&#233;alisation de nouvelles infrastructures.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En d&#233;pit de tout ce qui vient d'&#234;tre &#233;voqu&#233;, la SONABEL et l'ONEA ont &#233;t&#233; class&#233;s sur la liste des soci&#233;t&#233;s &#224; privatiser. Et quoi qu'en disent les dirigeants actuels du Burkina Faso pour rassurer la population, la privatisation de ces deux soci&#233;t&#233;s se d&#233;roulera uniquement au profit des repreneurs compte tenu du fait que :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; #1/ de plus en plus dans le monde entier et particuli&#232;rement au Burkina Faso, les gouvernants ont plus peur de la r&#233;action des multinationales et des institutions financi&#232;res internationales que de celle de leur peuples. D'ailleurs &#224; ce sujet, les privatisations ant&#233;rieures de l'eau dans d'autres pays ont montr&#233; que plus les Etats sont faibles &#233;conomiquement, plus la privatisation est la plus risqu&#233;e en raison du manque de moyens et de l'intendance n&#233;cessaire &#224; la protection de l'int&#233;r&#234;t public. Or actuellement notre pays, dont l'&#233;conomie est fortement d&#233;pendante de l'aide ext&#233;rieure, il n'y a m&#234;me plus n&#233;cessit&#233; de recourir aux diff&#233;rents classements du PNUD pour montrer qu'&quot;ici au Faso la vie est dure&quot; dans la mesure o&#249; m&#234;me les premiers responsables du pays sont maintenant unanimes &#224; reconna&#238;tre que &quot;viima ya kanga&quot; sur tout le territoire national burkinab&#232; ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; # 2/ jusqu'&#224; l'heure actuelle, les &#233;tudes entreprises dans le cadre de la privatisation de la SONABEL ont montr&#233; que la r&#233;forme ne peut en aucun cas &#234;tre b&#233;n&#233;fique &#224; notre pays. Il est pr&#233;vu que cette soci&#233;t&#233; sera scind&#233;e en deux entit&#233;s dont l'une d&#233;nomm&#233;e &quot;Soci&#233;t&#233; des patrimoines&quot; sera sous la tutelle de l'Etat. Fera parti de l'effectif de cette derni&#232;re seulement une cinquantaine d'agents de la SONABEL. L'autre entit&#233;, la SONABEL nouvelle version, sera une soci&#233;t&#233; d'exploitation. La majorit&#233; de ses actions sera d&#233;tenue par un op&#233;rateur priv&#233;. Ce qui revient &#224; dire que l'Etat, contrairement aux recommandations de l'Assembl&#233;e nationale, sera un actionnaire minoritaire qui devra se contenter des redevances pay&#233;es par les usagers et en retour prendre en charge la co&#251;teuse et appauvrissante t&#226;che de r&#233;fectionnement et de r&#233;alisation de nouvelles infrastructures. ; laissant &#224; la disposition du repreneur la t&#226;che juteuse et enrichissante des accords, c'est &#224; dire celle qui consiste &#224; faire des profits gr&#226;ce &#224; l'exploitation du march&#233; disponible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; # 3/ la privatisation de l'eau s'est sold&#233;e par des &#233;checs cinglants aussi bien en Bolivie qu'en Afrique du Sud, en Argentine, au Gabon, etc. Tous ces pays ont une ouverture directe sur la mer et ont au minimum sept mois de saison pluvieuse. Si la privation de l'eau fut pourtant un &#233;chec dans ces pays mentionn&#233;s ci-dessus, il y a lieu de parier dans le cas d'un pays sah&#233;lien comme le Burkina Faso -o&#249; il pleut &#224; peine trois mois sur douze avec toutefois des ann&#233;es de s&#233;cheresses - qu'elle ne peut aboutir qu'&#224; la catastrophe. Il n'y a en fait rien de plus &#233;troitement li&#233; &#224; l'existence et &#224; la vie sous toutes ses formes que l'eau. C'est un bien sacr&#233; qui n'a pas de prix et auquel tout le monde a droit chez nous autres burkinab&#232;. Vouloir le transformer en marchandise ou en bien &#233;conomique constitue non seulement une violation flagrante de notre identit&#233; culturelle et du droit &#224; la vie de nos populations, mais &#233;galement un risque d'&#233;clatement des tensions dans notre pays ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; # 4/ les multi nationales sont uniquement guid&#233;es par la logique du profit. Elles sont plus motiv&#233;es par les profits que par le service public dans la mesure o&#249; elles doivent avant tout rendre des comptes &#224; leurs actionnaires et non aux consommateurs. Elles ne font pas d'investissent pas dans la r&#233;alisation des infrastructures de distribution. Elles laissent cette t&#226;che &#224; la charge de l'Etat signataire et se contentent de l'exploitation qui est en l'occurrence la partie juteuse du secteur. Dans le cas de l'eau par exemple, la tendance actuelle chez ces derni&#232;res consiste &#224; drainer cette ressource vers les grands centres urbains, c'est-&#224;-dire l&#224; o&#249; les gens sont &#224; mesure de la payer, afin de mieux monopoliser son contr&#244;le et maximiser la vente. En Inde par exemple, les populations riveraines ont &#233;t&#233; d&#233;localis&#233;es pour r&#233;orienter l'eau d'un fleuve vers Delhi la capitale, o&#249; elle sera mise &#224; la disposition de Suez pour &#234;tre vendue &#224; des co&#251;ts &#233;lev&#233;s, toujours sous pr&#233;texte qu'il faut en payer le prix &quot;v&#233;ritable&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour toutes ces raisons, ATTAC-BURKINA, en tant qu'organisation de la soci&#233;t&#233; civile et membre du mouvement alter mondialiste, estime qu'un autre monde d&#233;barrass&#233; de toute forme d'exploitation et de la logique n&#233;olib&#233;rale est possible. Malgr&#233; les divergences de point de vue entre elle et notre gouvernement sur certaines questions d'envergure nationale ou international, elle estime cependant que seul l'Etat est &#224; mesure de garantir &#224; tous ceux qui vivent sur le territoire burkinab&#232; l'acc&#232;s &#224; l'eau potable et &#224; l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Malgr&#233; l'aggravation de l'&#233;tat de paup&#233;risation de nos populations des villes et des campagnes, nous sommes en effet l'un des pays o&#249; l'eau et l'&#233;lectricit&#233; sont les plus ch&#232;res au monde. La r&#233;alisation du barrage de Ziga et la connexion du r&#233;seau de la SONABEL &#224; ceux de la C&#244;te d'Ivoire et du Ghana -effectu&#233;s gr&#226;ce &#224; des pr&#234;ts contract&#233;s sur le dos du contribuable burkinab&#232;- &#233;taient cens&#233;es contribuer &#224; la r&#233;duction des factures d'eau et d'&#233;lectricit&#233; dans notre pays. Malheureusement il n'en est pas le cas et la situation ne fera que s'empirer avec la privatisation de l'ONEA et de La SONABEL pour les raisons &#233;voqu&#233;es ci-dessus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au regard de tout ce qui vient d'&#234;tre mentionn&#233;, ATTAC-BURKINA d&#233;nonce avec vigueur la privatisation de ces deux soci&#233;t&#233;s strat&#233;giques. Elle reste persuad&#233;e que leur privatisation ne feront qu'appauvrir davantage notre peuple ; l'exposant une fois de plus &#224; l'exode rural, l'immigration, la faim etc de m&#234;me qu'&#224; l'ins&#233;curit&#233; et &#224; la violence sous toutes ces formes. C'est pourquoi ATTAC-BURKINA tient &#224; :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; rendre un vibrant hommage &#224; tous ceux et toutes celles qui, &#224; travers le monde, luttent, souvent au risque de leur vie, pour un monde juste, &#233;quitable et d&#233;barrass&#233; de toutes sortes d'exploitation ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; interpeller le gouvernement burkinab&#232; sur la mis&#232;re, les violations des droits de l'homme et les violences de toutes natures que le bradage et dans une moindre mesure une privatisation &#224; la l&#233;g&#232;re de ces deux soci&#233;t&#233;s risque d'engendrer dans notre pays ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; interpeller les multinationales et les institutions financi&#232;res de Breton Wood. A tenir compte du contexte local avant d'entreprendre leurs actions. Nous ne sommes pas, comme nous l'avons &#233;voqu&#233; ci-dessus, oppos&#233;s &#224; ce que d'autres entreprises &#233;trang&#232;res viennent investir chez nous. Leur installation dans notre pays serait m&#234;me louable, mais &#224; la condition qu'elle soit profitable &#233;galement &#224; notre peuple. Si toutefois elles sont anim&#233;es par le souci de nous d&#233;poss&#233;der de nos ressources locales, notamment notre eau, sans qu'en contrepartie nous en tirions un int&#233;r&#234;t quelconque, qu'elles sachent qu'il y aura toujours des hommes dans ce pays pour leur opposer une r&#233;sistance active&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; inviter toute les organisations de la soci&#233;t&#233; civile &#224; se coaliser autour des diff&#233;rents syndicats de l'ONEA et de la SONABEL pour faire ombrage au bradage de ces deux soci&#233;t&#233;s strat&#233;giques du Burkina Faso. Les gouvernants, comme nous l'avons &#233;voqu&#233; ci-dessus, ont plus peur de ces leviathans des temps actuels que sont les institutions financi&#232;res internationales et les multinationales que de leur propre peuple. Mais ce que beaucoup de personnes ignorent en retour, c'est que ces derni&#232;res ont malgr&#233; leurs &#233;normes moyens financiers, peur &#224; leur tour des peuples qui savent faire preuve de dynamismes et de r&#233;actions &#233;nergiques face aux oppressions et aux injustices de toute nature. Notre mobilisation contre le contr&#244;le de notre patrimoine commun par les multinationales donc d&#233;pend de notre degr&#233; de r&#233;action. Parce que si nous faisons une fois de plus preuve de passivit&#233; concernant le bradage de ces deux soci&#233;t&#233;s, alors nous devrions nous attendre &#224; payer t&#244;t ou tard l'air que nous respirons au rythme o&#249; vont les choses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ouagadougou le 10 septembre 2007&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le comit&#233; scientifique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Forum Social du Burkina Faso</title>
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		<dc:creator>attac burkina</dc:creator>

<category domain="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique3">Agenda</category>


		<description>&quot;Le Burkina Faso dans la tourmente de la mondialisation&quot; &lt;br /&gt;A celles et ceux qui veulent prendre part &#224; cette grande rencontre, &#224; tous ceux qui pensent qu'un autre monde est possible. &lt;br /&gt;Un lieu de prise de parole pour ceux qui ne l'ont pas souvent. &lt;br /&gt;Un lieu de partage des initiatives, des luttes, des projets citoyens. &lt;br /&gt;http://www.forumsocialburkina.info


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&lt;a href="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Agenda&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Le Burkina Faso dans la tourmente de la mondialisation&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A celles et ceux qui veulent prendre part &#224; cette grande rencontre, &#224; tous ceux qui pensent qu'un autre monde est possible.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un lieu de prise de parole pour ceux qui ne l'ont pas souvent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un lieu de partage des initiatives, des luttes, des projets citoyens.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.forumsocialburkina.info&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.forumsocialburkina.info&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	<item>
		<title>L'Afrique dans le processus de n&#233;gociation et de signature des accords internationaux : cas des APE.</title>
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<category domain="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique5">Documents</category>


		<description>par Issaka Hermann TRAORE d'ATTAC Burkina &lt;br /&gt;Journ&#233;e Mondiale du commerce Equitable &lt;br /&gt;CPF/OXFAM Internationale &lt;br /&gt;Mai 2006 &lt;br /&gt;Le commerce &#233;quitable &lt;br /&gt;&#171; Le commerce &#233;quitable est un partenariat commercial, fond&#233; sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir &#224; une plus grande &#233;quit&#233; dans le commerce mondial. Il contribue au d&#233;veloppement durable en offrant de meilleures conditions commerciales en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalis&#233;s, (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;par Issaka Hermann TRAORE d'ATTAC Burkina&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Journ&#233;e Mondiale du commerce Equitable&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CPF/OXFAM Internationale&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mai 2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Le commerce &#233;quitable&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Le commerce &#233;quitable est un partenariat commercial, fond&#233; sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir &#224; une plus grande &#233;quit&#233; dans le commerce mondial. Il contribue au d&#233;veloppement durable en offrant de meilleures conditions commerciales en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalis&#233;s, tout particuli&#232;rement au Sud de la plan&#232;te &#187;&lt;/i&gt;(www.commerce-equitable.be/content/main2/sub1/content.htm)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, un des principes du commerce &#233;quitable est la garantie donn&#233;e aux petits producteurs de commercialiser leurs produits &#224; des prix plus r&#233;mun&#233;rateurs que les cours mondiaux. C'est &#233;galement une garantie de relative stabilit&#233; des prix et la mise en place de conditions et de d&#233;lais de paiement, voire des possibilit&#233;s de pr&#233;financement, qui &#233;vitent aux paysans et aux artisans de brader leurs produits ou d'avoir recours &#224; des pr&#234;ts usuriers. Le prix &#233;quitable est n&#233;goci&#233;. Il doit pouvoir couvrir tous les co&#251;ts de production du produit, incluant les co&#251;ts environnementaux et sociaux, assurer aux producteurs un niveau de vie d&#233;cent et une part d'investissement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le commerce &#233;quitable recouvre donc trois dimensions, compl&#233;mentaires et indissociables :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Une dimension socio-&#233;conomique : des &#233;changes commerciaux &#233;quitables et un d&#233;veloppement durable.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Une dimension &#233;ducative pour d'autres modes de relations commerciales bas&#233;es sur la confiance et la transparence.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Une dimension politique avec un engagement pour plus de justice dans les r&#232;gles du commerce international. (www.artisansdumonde.org/commerce-equitable.htm)&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;finition de n&#233;gociation&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La n&#233;gociation est la recherche d'un accord entre deux ou plusieurs interlocuteurs (on ne n&#233;gocie pas avec soi-m&#234;me, on d&#233;lib&#232;re), dans un temps limit&#233;. Cette recherche d'accord implique la confrontation d'int&#233;r&#234;ts incompatibles sur divers points (de n&#233;gociation) que chaque interlocuteur va tenter de rendre compatibles par un jeu de concessions mutuelles.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; fr.wikipedia.org/wiki/N&#233;gociation
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Capacit&#233; &#224; discuter, agir, influencer ses interlocuteurs internes et externes afin de parvenir &#224; un accord sur un sujet donn&#233;.
www.compagniedrh.com/definitionssavoiretre.php&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;finition de Accord&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il existe une tendance g&#233;n&#233;rale &#224; utiliser le terme &#171; accord &#187; pour des trait&#233;s bilat&#233;raux ou des trait&#233;s multilat&#233;raux restreints. Il est sp&#233;cialement utilis&#233; pour des instruments d'un caract&#232;re technique ou administratif qui sont sign&#233;s par les repr&#233;sentants de services minist&#233;riels mais ne sont pas soumis &#224; ratification. Les accords portant sur des questions de coop&#233;ration &#233;conomique, culturelle, scientifique et technique sont &#224; cet &#233;gard typiques. Sur le plan particulier du droit &#233;conomique international, le terme &#171; accord &#187; est &#233;galement utilis&#233; pour de vastes accords multilat&#233;raux (par exemple, les accords sur les produits de base). L'emploi du mot &#171; accord &#187; s'est lentement d&#233;velopp&#233; au cours des premi&#232;res d&#233;cennies de ce si&#232;cle. &#192; l'heure actuelle, la tr&#232;s grande majorit&#233; des instruments internationaux sont qualifi&#233;s d'accords.
&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/http ://www.aidh.org/uni/Formation/04Lex2_f.htm&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.aidh.org/uni/Formation/04Lex2_f.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les APE&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon la direction g&#233;n&#233;rale du commerce de la commission europ&#233;enne : &#171; Les accords de partenariat &#233;conomique sont des accords de commerce et de d&#233;veloppement que l'Union europ&#233;enne n&#233;gocie actuellement avec les six r&#233;gions d'Afrique, des Cara&#239;bes et du Pacifique (ACP). Ils remplaceront les chapitres sur le commerce de l'accord de Cotonou de 2000, conclu entre l'Union et les pays ACP. La situation de non-conformit&#233; de ces chapitres &#224; la l&#233;gislation de l'OMC ne pouvant se poursuivre au-del&#224; de 2008, les deux parties devront avoir mis en place des accords compatibles avant cette date. L'Union europ&#233;enne s'est engag&#233;e &#224; faire en sorte que les APE soient centr&#233;s sur la question du d&#233;veloppement et qu'ils garantissent les conditions commerciales pr&#233;f&#233;rentielles dont b&#233;n&#233;ficient les pays ACP, tout en respectant les obligations de l'OMC. L'Union m&#232;ne des n&#233;gociations parall&#232;les avec les six r&#233;gions ACP. &#187; www_mondialisations_org_APE_ACPEU.htm&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En terme beaucoup plus clair les APE sont n&#233;s suite &#224; une incompatibilit&#233; entre les accords de Cotonou et les r&#232;gles de l'OMC. En effet les accords de Lom&#233; puis ceux de Cotonou favorisaient certains produits des pays ACP &#224; l'exportation vers l'Europe, tout en &#233;vitant une certaine r&#233;ciprocit&#233;, c'&#233;tait le principe pr&#233;f&#233;rentiel non r&#233;ciproque. L'objectif &#233;tait de permettre un d&#233;veloppement &#233;conomique et commercial des pays ACP. Malheureusement les pays ACP et Africains particuli&#232;rement n'ont pas beaucoup exploit&#233;/b&#233;n&#233;fici&#233; de ces accords dans la mesure o&#249; la plupart de leurs &#233;changes &#233;taient bas&#233;s sur des produits primaires, c'est-&#224;-dire de la mati&#232;re premi&#232;re ou semi transform&#233;s. Du coup la part des exportations de ces pays au niveau du commerce mondial ne faisait que d&#233;cliner. Ce qui est logique dans une soci&#233;t&#233; de consommation, o&#249; le consommateur ne cherche que le produit fini et pr&#234;t &#224; consommer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais &#224; c&#244;t&#233; de ce principe pr&#233;f&#233;rentiel pour certains produits, il existait &#233;galement le principe des franchises ou quotas pour certains produits &#224; mesure de concurrencer les produits europ&#233;ens sur le march&#233; europ&#233;en. Malgr&#233; tout les ACP et les pays Africains tiraient leur marron du feu avec le principe de la pr&#233;f&#233;rence et de la franchise avec leur exportation essentiellement bas&#233; sur les mati&#232;res premi&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La lib&#233;ralisation du march&#233; et du commerce au niveau mondial va entra&#238;ner un changement dans les relations entre l'UE et ses partenaires des pays ACP. En effet pendant que l'UE fait de la pr&#233;f&#233;rence et de la franchise pour les pays ACP, l'OMC &#224; travers ses diff&#233;rents accords recommandent un abaissement des tarifs douaniers, c'est-&#224;-dire un libre &#233;change pour tous les pays signataires des accords de l'OMC. La raison invoqu&#233;e, les autres pays en d&#233;veloppement non membres des ACP seront brim&#233;s avec les tarifs pr&#233;f&#233;rentiels et les quotas de franchise qu'offrent les pays de l'UE aux pays ACP. De ce fait l'UE &#233;tait oblig&#233; d'assouplir sa collaboration avec les ACP pour &#234;tre en r&#232;gle vis-&#224;-vis des textes de l'OMC. Toutefois une p&#233;riode de huit ans (2000-2008) est maintenue apr&#232;s cette date, l'UE et les pays ACP devraient se conformer aux r&#232;gles de l'OMC en mati&#232;re de commerce international &#224; travers le nouvel accord de Cotonou &#224; savoir :- le libre &#233;change,- l'accord devrait am&#233;liorer le r&#233;gime actuel des PMA dans le cadre de &#171; l'initiative PMA &#187;, - l'acc&#232;s au march&#233; europ&#233;en des non-PMA (31 pays qui r&#233;alisent &#224; peu pr&#232;s 75% des exportations ACP ) sera r&#233;gi par un dispositif qui sera sans doute le SPG, seule option alternative &#224; l'accord de libre-&#233;change aujourd'hui admise par l'OMC.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est ainsi clair que les pays ACP pourront difficilement continuer &#224; b&#233;n&#233;ficier des m&#234;mes avantages sur le march&#233; europ&#233;en comme dans le pass&#233;. Les accords APE r&#233;sultent d'un compromis difficile entre des Etats europ&#233;ens soucieux de recentrer leur coop&#233;ration sur l'ensemble des PMA et des Etats mettant l'accent sur l'int&#233;gration r&#233;gionale. Les APE sont un peu contradictoires dans leurs objectifs &#224; savoir : promouvoir l'int&#233;gration r&#233;gionale, de cr&#233;dibiliser les politiques &#233;conomiques et commerciales ACP, en rendant conformes les accords r&#233;gionaux avec les r&#232;gles de l'OMC et en &#233;tablissant une forte contrainte ext&#233;rieure sur les politiques commerciales du groupe, d'am&#233;liorer la comp&#233;titivit&#233; int&#233;rieure gr&#226;ce &#224; l'ouverture des fronti&#232;res, de favoriser l'investissement int&#233;rieur et ext&#233;rieur, et ainsi de soutenir l'insertion de ces pays dans l'&#233;conomie mondiale&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
Les limites et les difficult&#233;s de l'Afrique dans les accords internationaux&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Les conditionnalit&#233;s des financements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le financement du d&#233;veloppement est traditionnellement li&#233; &#224; des conditions fix&#233;es par les bailleurs de fonds. De l'aide &#171; li&#233;e &#187; et &#171; g&#233;ostrat&#233;gique &#187; en p&#233;riode de guerre froide aux programmes d'ajustement structurel durant les d&#233;cennies 1980 et 1990, ces &#171; conditionnalit&#233;s &#187; ont &#233;volu&#233; suite au lancement en 1999 des documents strat&#233;giques de r&#233;duction de la pauvret&#233; (DSRP) et, plus r&#233;cemment, par la d&#233;finition d'un nouveau cadre fond&#233; sur les capacit&#233;s institutionnelles des pays en d&#233;veloppement (CPIA). On peut &#233;galement citer la participation de la soci&#233;t&#233; civile, la bonne gouvernance, la vision macro&#233;conomique (croissance nationale), et la liste n'est pas exhaustive. (Centre National de coop&#233;ration au D&#233;veloppement, www.cncd.be/pages/actu_article.cfm)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'&#233;vidence les pays africains signent continuellement des accords et des conventions internationales, avec des conditions qui sont loin de favoriser un mieux &#234;tre de leurs populations. En fait la politique du &#171; entre deux mots, il faut choisir le moindre &#187; a toujours guid&#233; le choix des pays africains. Se basant sur une &#233;thique qui voudrait qu'au lieu de tout refuser pour compromettre l'avenir de toute une nation, ils signent les conventions et les accords en se disant que cela permet de r&#233;soudre le probl&#232;me d'une grande majorit&#233; m&#234;me si une certaine partie de la population va en souffrir. A l'analyse dans le contexte africain, lorsqu'une seule personne est touch&#233;e dans ses moyens d'existence la r&#233;percussion peut se ressentir ou se ressent chez au moins huit personnes. Il est donc &#233;vident que le premier obstacle aux pays Africains dans le processus de n&#233;gociation et de signature des accords internationaux, demeure et demeurera les conditionnalit&#233;s des bailleurs de fonds.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;La capacit&#233; &#224; proposer des alternatives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis plus cinq d&#233;cennies les pays Africains ont mis en &#339;uvre des politiques de d&#233;veloppement pens&#233;s et con&#231;us ailleurs. Le manque d'alternatives au niveau des politiques de d&#233;veloppement constitue en soi un obstacle dans le processus de n&#233;gociation et de signature des conventions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la faiblesse des alternatives d'id&#233;es, s'ajoute l'inexistence d'alternatives de financement endog&#232;nes. Il est clair qu'aucun pays ne peut se d&#233;velopper au sens propre du terme en comptant sur les fonds d'autrui, m&#234;me en prenant en compte la nature philanthropique de l'aide. Un m&#233;canisme de collecte de fonds et de distribution &#224; l'&#233;chelle national et continental s'av&#232;re incontournable.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'implication des acteurs non &#233;tatiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au-del&#224; de l'aspect vernissage pour plaire aux bailleurs de fonds, il est ind&#233;niable que l'implication des acteurs non &#233;tatiques dans les processus de n&#233;gociation pourrait &#234;tre d'une grande aide aussi bien aux gouvernants des pays Africains qu'aux populations africaines de fa&#231;on g&#233;n&#233;ral. En effet dans le cadre des APE, une meilleure implication d&#232;s le d&#233;but, aurait permis l'&#233;conomie de critiques &#224; posteriori du genre celle faite par le ROPPA &#224; l'endroit des APE : &#171; Toutefois, s'il est entendu que les APE ne peuvent s'affranchir des r&#232;gles de l'OMC, ils ne devraient en aucun cas imposer aux parties contractantes des conditions plus contraignantes ou moins favorables..... Les r&#233;sultats de ces n&#233;gociations vont avoir des cons&#233;quences directes ou indirectes sur toutes les couches sociales de la sous r&#233;gion, en particulier celles qui constituent la majorit&#233; des populations. Cependant, compte tenu de la structure des &#233;conomies de la sous r&#233;gion, ce sont les agriculteurs (au sens large) qui pourraient payer le prix fort d'une int&#233;gration &#233;conomique aux produits agricoles et agroalimentaires europ&#233;ens &#187; (abcburkina no 183).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bibliographie&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Abc Burkina No 183&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Artisans du monde, www.artisansdumonde.org/commerce-equitable.htm&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Centre National de coop&#233;ration au D&#233;veloppement, www.cncd.be/pages/actu_article.cfm&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;www_mondialisations_org_APE_ACPEU.htm&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;http://www.aidh.org/uni/Formation/04Lex2_f.htm&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;www.compagniedrh.com/definitionssavoiretre.php&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;fr.wikipedia.org/wiki/N&#233;gociation&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le TEC quel enjeu pour l'&#233;conomie agricole du Burkina&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; L&#224; o&#249; il y a du commerce, il y a des douanes. L'objet du commerce est l'exportation et l'importation des marchandises en faveur de l'Etat, et l'objet des douanes est un certain droit sur cette m&#234;me exportation et importation, aussi en faveur de l'Etat. &#187;&lt;/i&gt; (Montesquieu (1689-1755), Esprit des lois, 1748, source : http://hussonet.free.fr/aldoaun).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le tarif ext&#233;rieur commun de l'UEMOA a &#233;t&#233; institu&#233; en 1997 par r&#232;glement No 02/97/CM/UEMOA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'expression tarif ext&#233;rieur commun traduit l'application au sein des Etats membres d'une union douani&#232;re, d'un m&#234;me tarif aux marchandises originaires des pays tiers. Il ressort de cette d&#233;finition deux cons&#233;quences :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; D'une part les Etats membres de l'union douani&#232;re adoptent une m&#234;me nomenclature tarifaire et statistique c'est-&#224;-dire un m&#234;me syst&#232;me de d&#233;signation et de codification des marchandises.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Et d'autre part ces Etats appliquent aux marchandises originaires des pays tiers, les m&#234;mes droits d'entr&#233;e (ou droit de porte ou droit de douane). Ce nouveau tarif qui doit r&#233;gir d&#233;sormais les relations entre les Etats entra&#238;ne le d&#233;placement du cordon douanier.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le TEC de l'UEMOA est donc le tarif uniformis&#233; des huit (8) Etats membres appliqu&#233; aux marchandises originaires non membres comme le Gabon ou la Chine. Il vient se substituer aux divers tarifs nationaux. L'instauration du TEC a n&#233;cessit&#233; une pr&#233;d&#233;finition des droits et taxes devant le composer. Ce sont pour les droits et taxes &#224; caract&#232;re permanents : le droit de douane, la redevance statistique, et le pr&#233;l&#232;vement communautaire de solidarit&#233;. Et pour les droits et taxes &#224; caract&#232;re temporaire : la taxe conjoncturelle &#224; l'importation et la taxe d&#233;gressive de protection. Ces diff&#233;rents droits et taxes ont conduit &#224; une nomenclature tarifaire statistique qui a permis une cat&#233;gorisation des diff&#233;rents produits soumis aux taxes. Ces cat&#233;gories sont :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Cat&#233;gorie 0 : Les biens sociaux.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Cat&#233;gorie 1 : Les biens de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; (mati&#232;res premi&#232;res, bien d'&#233;quipement, intrants sp&#233;cifiques)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Cat&#233;gorie 2 : Produits interm&#233;diaires c'est-&#224;-dire des produits ayant subi un d&#233;but de transformation et n&#233;cessitant un appr&#234;t avant tout usage.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Cat&#233;gorie 3 : Les biens de consommation finale et autres produits&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette cat&#233;gorisation a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e en Mai 1998 et est sujette &#224; modification.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'union douani&#232;re ne concerne que les pays membres d'une union ou d'une zone &#233;conomique, elle permet des &#233;changes libres de toute entrave entre les Etats membres. Mais s&#233;par&#233;s des pays tiers par une fronti&#232;re commune, cette fronti&#232;re commune limite le territoire douanier d&#233;fini par le tarif douanier ou tarif ext&#233;rieur commun et l'application d'un code des douanes communautaires.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Enjeu pour l'&#233;conomie agricole du Burkina Faso&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la lumi&#232;re de ce qui pr&#233;c&#232;de, il est &#233;vident que le TEC de l'UEMOA dans son &#233;tat actuel, est loin d'&#234;tre porteur de lendemains meilleurs pour les &#233;conomies de ces pays. Surtout l'agriculture dans la mesure o&#249; &#224; travers le jeu du libre &#233;change avec les pays tiers non membres, les producteurs agricoles devront faire face &#224; une concurrence d&#233;loyale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ailleurs (dans l'union europ&#233;enne, elle date de 1962) le TEC &#224; travers les droits appliqu&#233;s aux importations en provenance des pays tiers, constituent des ressources propres &#224; l'union. Lesquelles ressources visiblement permettent de subventionner certains secteurs tels que l'agriculture. M&#234;me en Europe ces derni&#232;res ann&#233;es les ressources tir&#233;es du droit &#224; l'importation ont consid&#233;rablement diminu&#233; (accord du GATT et r&#232;gles de l'OMC obligent).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'en est il dans le cas de l'UEMOA. Pour le cas de l'Afrique de l'Ouest, une pr&#233;f&#233;rence communautaire en mati&#232;re agricole s'av&#232;re n&#233;cessaire. En ce sens que la pr&#233;f&#233;rence communautaire consiste &#224; donner la priorit&#233; &#224; la production communautaire par rapport aux importations en provenance des pays tiers. A l'&#233;tape actuelle dans le cadre de l'Afrique de l'Ouest une suspension pure et simple du TEC de l'UEMOA s'av&#232;re n&#233;cessaire. Du reste c'est le point de vue de plusieurs organisations de la soci&#233;t&#233; civile en t&#233;moigne cette d&#233;claration : &#171; Les OSC demandent que l'adoption du TEC de l'Uemoa soit suspendue pour permettre une concertation de tous les acteurs concern&#233;s et prendre en compte les pr&#233;occupations des organisations paysannes p&#233;nalis&#233;es par un TEC agricole trop bas. Ceux-ci estiment que l'adoption du TEC de l'UEMOA risque de compromettre la mise en &#339;uvre de la politique agricole commune de la CEDEAO, l'Ecowap. Enfin, la soci&#233;t&#233; civile attire l'attention sur le processus de n&#233;gociation qui s'est emball&#233; pour des raisons de calendrier et ne permet pas une concertation d&#233;mocratique. &#187; (http://www.ictsd.org/africodev/edition/synthese/05-09-27/nouvellesregionales1.htm).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En lieu et place du TEC, la zone ouest africaine devrait faire sienne la politique agricole de la CEDEAO qui stipule en son objectif sp&#233;cifique 1 : &#171; Assurer la s&#233;curit&#233; alimentaire de la population rurale et urbaine ouest africaine et la qualit&#233; sanitaire des produits, dans le cadre d'une approche garantissant la souverainet&#233; alimentaire de la r&#233;gion &#187; (http://www.ictsd.org/africodev/dialogue/2005-03-09-10/pdf/oudet.pdf). Selon la CEDEAO, la souverainet&#233; alimentaire c'est : &#171; Le droit de maintenir, de prot&#233;ger et de d&#233;velopper notre propre capacit&#233; de production alimentaire en respectant la diversit&#233; de nos produits et de nos cultures, et sans nuire &#224; la s&#233;curit&#233; alimentaire des autres pays. &#187; La diff&#233;rence entre les deux politiques est grande sur le plan agricole, pendant que l'UEMOA recommande &#224; travers son TEC une ouverture tout azimut aux pays tiers du march&#233; dans toutes ses composantes, la CEDEAO recommande une d&#233;marche protectionniste des produits agricoles de la zone.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le seul outil sous r&#233;gional &#224; m&#234;me de favoriser l'&#233;conomie agricole au Burkina Faso demeure &#224; nos jours la politique agricole de la CEDEAO l'ECOWAP. Le TEC dans sa formulation actuelle est beaucoup plus une caisse de r&#233;sonance de L'OMC et autres accords du GATT, qui privil&#233;gie un lib&#233;ralisme assassin pour les exploitations agricoles familiales comme celles que l'on rencontre au Burkina Faso.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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		<title>Conf&#233;rence publique : soci&#233;t&#233; civile et alter mondialisation</title>
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<category domain="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique5">Documents</category>


		<description>Issaka Herman TRAORE - Mars 2006 &lt;br /&gt;I. Historique de la Soci&#233;t&#233; Civile &lt;br /&gt;La notion de Soci&#233;t&#233; Civile a connu dans son histoire un renversement complet de sens. De l'antiquit&#233; au XVII si&#232;cle, la soci&#233;t&#233; civile est oppos&#233;e &#224; l'Etat de nature, elle signifie toute soci&#233;t&#233; politiquement organis&#233;e. Le concept trouve sa formulation syst&#233;matique en 1821 dans les principes de la philosophie du droit de Hegel. Par l'introduction du concept, Hegel a voulu mettre en relief la modernit&#233; du changement (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Issaka Herman TRAORE - Mars 2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;I. Historique de la Soci&#233;t&#233; Civile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La notion de Soci&#233;t&#233; Civile a connu dans son histoire un renversement complet de sens. De l'antiquit&#233; au XVII si&#232;cle, la soci&#233;t&#233; civile est oppos&#233;e &#224; l'Etat de nature, elle signifie toute soci&#233;t&#233; politiquement organis&#233;e. Le concept trouve sa formulation syst&#233;matique en 1821 dans les principes de la philosophie du droit de Hegel. Par l'introduction du concept, Hegel a voulu mettre en relief la modernit&#233; du changement politique de l'&#233;poque, avec les notions de la s&#233;paration de la &#171; vie civile &#187; et de la &#171; vie politique &#187;, de la soci&#233;t&#233; et de l'Etat. Des penseurs comme Alexis de Tocqueville et Antonio Gramsci, ont contribu&#233; comme Hegel au discours sur la soci&#233;t&#233; civile, particuli&#232;rement Gramsci dont le point de vue a beaucoup influenc&#233; les luttes en Europe de l'Est et en Am&#233;rique latine contre les r&#233;gimes dits &#171; totalitaires &#187;. Mais il a &#233;t&#233; longtemps oubli&#233; et rel&#233;gu&#233; aux calendes grecques. C'est surtout vers la fin du 20&#232;me si&#232;cle avec les &#233;v&#232;nements en Europe de l'Est que le concept refait surface.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le fait d'avoir &#233;t&#233; longtemps oubli&#233; s'expliquerait par les situations de colonisation en Afrique o&#249; les droits de &#171; citoyens / humains &#187; &#233;taient refus&#233;s aux colonis&#233;s (selon l'approche H&#233;g&#233;lienne) et en Am&#233;rique latine ou des luttes arm&#233;es &#233;taient organis&#233;es contre le colonialisme (selon l'approche Gramscienne). (David Lewis : p 4)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet pendant longtemps les sp&#233;cialistes des sciences sociales ont analys&#233; et d&#233;crypt&#233; la vie en soci&#233;t&#233; en deux p&#244;les. Le p&#244;le &#233;conomique ou march&#233; et le p&#244;le &#233;tatique ou gouvernement. Ainsi pendant de longues ann&#233;es les th&#233;oriciens se sont focalis&#233;s sur ces deux p&#244;les oubliant dans leurs argumentaires la possibilit&#233; ou l'existence d'un troisi&#232;me p&#244;le se situant entre le march&#233; et l'Etat/entre l'&#233;conomie et le gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais &#224; la faveur des &#233;v&#232;nements de la chute du mur de Berlin et les probl&#232;mes dans la plupart des pays de l'Europe de l'Est, les analystes concordent sur l'existence d'une troisi&#232;me dimension qui se situerait entre le march&#233; et l'Etat. A l'analyse il &#233;tait &#233;vident que tous les membres d'une soci&#233;t&#233; &#224; travers le monde, ne se subdivisaient pas entre le march&#233;, c'est-&#224;-dire ceux qui ont le pouvoir &#233;conomique ou qui influence les politiques &#233;conomiques du march&#233;. Et &#224; l'oppos&#233; ceux qui avaient la destin&#233;e de la gestion politique (Etat/Gouvernement) des soci&#233;t&#233;s. En effet il y avait une grande partie qui &#233;tait en dehors des deux p&#244;les et qui subissaient les actions et les d&#233;cisions des deux premiers ci-dessus cit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La premi&#232;re d&#233;finition de cette fin du 20&#232;me si&#232;cle, vient du Centre pour la Soci&#233;t&#233; Civile (Center for Civil Society) de la London School of Economics. Cette d&#233;finition au d&#233;part avait pour but de guider la recherche et l'enseignement, mais elle est actuellement jug&#233;e trop rigide. Elle stipule que :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La soci&#233;t&#233; civile fait r&#233;f&#233;rence &#224; l'ensemble des institutions, organisations et mode de pens&#233;es/comportements, situ&#233;s entre l'Etat, le monde des affaires et la famille. Sp&#233;cifiquement elle inclut les organisations caritatives, volontaires de toutes sortes, les institutions philanthropiques, sociales et politiques, les autres formes de participation et d'engagements sociaux, et toutes les valeurs et particularit&#233;s culturelles associ&#233;es &#224; celles-ci.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;II Diverses d&#233;finitions de la Soci&#233;t&#233; Civile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outre [&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nb3-1&quot; name=&quot;nh3-1&quot; id=&quot;nh3-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Paddy Reilly, Political participation, pp 1-4, 2000' &gt;1&lt;/a&gt;] la d&#233;finition du centre pour la soci&#233;t&#233; civile, plusieurs autres d&#233;finitions sont utilis&#233;es actuellement &#224; travers le monde. Ainsi pour certains sont automatiquement exclus de la soci&#233;t&#233; civile, les groupes tels que :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les institutions gouvernementales.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les institutions commerciales &#224; but lucratives.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les dynasties, royaut&#233;s ou groupe ethnique, par extension tout groupe o&#249; les membres sont affili&#233;s par la naissance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour d'autres :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;La soci&#233;t&#233; civile se d&#233;finit comme l'ensemble des associations qui existent en dehors, de l'Etat ou du march&#233;. Et qui maintiennent un certain degr&#233; d'ind&#233;pendance et d'autonomie, et ont le potentiel et les capacit&#233;s de proposer et de promouvoir des points de vue, des id&#233;es, des politiques et des actions alternatifs &#224; ceux propos&#233;s par l'Etat et le march&#233;.&lt;/i&gt; &#187; O&#249; encore :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; La soci&#233;t&#233; civile ce sont les groupes autonomes vis-&#224;-vis de l'Etat, &#224; but non lucratif, non familial, ou ethnique. Mais qui constituent o&#249; sont membres de la vie collective.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le point commun de toutes ces d&#233;finitions est le caract&#232;re non &#233;tatique des OSC d une part et d autre part leur caract&#232;re non lucratif et surtout de d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des populations contre le pouvoir &#233;conomique national ou mondial, ou le pouvoir des Etats et des institutions internationales .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A c&#244;t&#233; de toutes ces d&#233;finitions, il faut noter l'analyse exclusive et inclusive des diff&#233;rentes d&#233;finitions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon les d&#233;fenseurs de l'analyse exclusive :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Seules les organisations qui supportent activement le processus d&#233;mocratique sont consid&#233;r&#233;es comme membre de la soci&#233;t&#233; civile.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les organisations qui ne sont pas engag&#233;es avec l'Etat sont membres de la soci&#233;t&#233; civile.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Par contre celles qui font la promotion des valeurs non d&#233;mocratiques sont exclues de la soci&#233;t&#233; civile.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La soci&#233;t&#233; civile est compos&#233;e de groupes tels que : les syndicats, les associations professionnelles, les mouvements populaires, les organisations caritatives, philanthropiques et les ONG.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'avantage certain de cette d&#233;finition exclusive, est sa strat&#233;gie claire qui supporte et sous tend que certaines organisations vont ou peuvent entra&#238;ner le changement d&#233;mocratique. Par contre entre autres d&#233;savantages de cette notion exclusive on a :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Sa tendance &#224; prendre en compte seulement, les organisations qui sont similaires ou famili&#232;res du mod&#232;le occidental de la soci&#233;t&#233; civile.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Elle exclut un grand nombre d'association ou vie associative dans les pays du sud, notamment celles qui ne r&#233;pondent pas aux crit&#232;res des OSC du Nord.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Elle aboutit &#224; une id&#233;alisation de la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par contre pour les d&#233;fenseurs de l'analyse inclusive :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La soci&#233;t&#233; civile est un vaste champ associatif de divers groupes, souvent les uns en conflit avec les autres.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La soci&#233;t&#233; civile ne fait pas de jugement sur l'effectivit&#233; d'une organisation &#224; promouvoir ou supporter la d&#233;mocratie, engag&#233;e avec l'Etat ou non, encore moins sur les valeurs qui sont promues.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; De ce fait pour les tenants de cette th&#233;orie, support&#233;e la soci&#233;t&#233; civile est souvent sans objet ou fondement s&#233;rieux, &#224; moins de sp&#233;cifier clairement quels types ou groupes de la soci&#233;t&#233; civile doivent &#234;tre support&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les avantages d'une telle analyse sont :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Elle reconna&#238;t que la soci&#233;t&#233; civile a plusieurs r&#244;les et fonctions, et non seulement la promotion de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Elle reconna&#238;t la complexit&#233; de la soci&#233;t&#233; civile &#224; travers diff&#233;rents contextes culturels et politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Elle demande une analyse sociale, en lieu et place d'id&#233;es pr&#233;con&#231;ues avant de s'engager avec des groupes dans la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On reproche &#224; cette analyse inclusive, les d&#233;savantages suivants :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Elle refoule l'id&#233;alisme accompagnant la notion de soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Elle demande beaucoup plus de pr&#233;cisions quant &#224; l'utilisation de concepts tel que &#171; Renforcement de la soci&#233;t&#233; civile. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;III Soci&#233;t&#233; Civile et Etat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux points de vue majeurs caract&#233;risent les relations entre la soci&#233;t&#233; civile et l'Etat :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 1 Le point de vue conflictuel, antagonique et oppositionnel, qui voudrait que la soci&#233;t&#233; civile prot&#232;ge les citoyens contre les exc&#232;s de l'Etat. Ce point de vue trouve son fondement d'une part dans la th&#233;orie lib&#233;rale occidentale, d'autre part se justifie dans les contextes des Etats dominants et puissants (r&#233;pressifs) . Ces positions sont tir&#233;es des situations d'Europe de l'Est et de l'ex Union sovi&#233;tique.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 2 La soci&#233;t&#233; civile et l'Etat sont mutuellement interd&#233;pendants et ont des r&#244;les compl&#233;mentaires. Dans ces situations :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'Etat est faible ou fragile.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Aussi bien la soci&#233;t&#233; civile que l'Etat ont besoin d'assistance, de renforcement afin de supporter la gouvernance d&#233;mocratique.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Il y a l'opportunit&#233; de coop&#233;ration ou de collaboration.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Il y a probl&#232;me lorsque les apports et aides ext&#233;rieurs sont dirig&#233;s seulement vers la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En sch&#233;matisant le caract&#232;re et le r&#244;le de gestion de la chose politique par l'Etat, nous pouvons d&#233;finir la politique en ces termes &#171; Qui d&#233;cide de qui gagne, quoi, o&#249; et comment &#187;. De ce fait l'Etat &#224; travers le gouvernement, est l'institution charg&#233;e de r&#233;fl&#233;chir sur les m&#233;canismes et de prendre de telles d&#233;cisions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la plupart des pays en voie de d&#233;veloppement, le r&#244;le de gouvernance, de d&#233;finitions de strat&#233;gies et politiques de l'Etat pour un meilleur &#234;tre des communaut&#233;s est sujet &#224; plusieurs obstacles aussi bien exog&#232;nes, qu'endog&#232;nes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi le vide cr&#233;&#233; par l'incapacit&#233;, l'impossibilit&#233; pour l'Etat de remplir son devoir vis-&#224;-vis des peuples, ou souvent son incomp&#233;tence, ouvre le champs aux organisations de la soci&#233;t&#233; civile, dans des domaines, qui naturellement relevaient de la comp&#233;tence de l'Etat. On peut citer entre autres domaines : l'&#233;ducation, la sant&#233;, l'agriculture, etc..&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre les pressions exog&#232;nes des institutions internationales et autres bailleurs de fonds bilat&#233;raux et multilat&#233;raux, il convient de noter le r&#244;le jou&#233; par les &#233;lites et les dipl&#244;m&#233;s des pays en voie de d&#233;veloppement. En effet dans beaucoup de pays, ces derniers mettent en avant leurs int&#233;r&#234;ts personnels au dessus des int&#233;r&#234;ts de la grande masse. Comme le signifie Alan Whaites &#171; Entre les ambitions de l'&#233;lite, et les stratag&#232;mes de survie des masses, l'Etat appara&#238;t survivre souvent comme une vitrine, un drame politique, avec une audience plus ou moins encline &#224; suspendre sa d&#233;sapprobation &#187;. (Alan Whaites, Development in Practice, Vol 8, No 3, 1998).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette faiblesse structurelle et organisationnelle des Etats s expliquant par le manque souvent des ressources humaines, financi&#232;res ou logistiques, va donner naissance &#224; des organisations de la soci&#233;t&#233; civile assez forte. Cette force vient du contact r&#233;gulier entre ces organisations et les masses d'une part et d'autre part l'accompagnement quotidien dont ces organisations font montre aux populations pour l'am&#233;lioration de leurs moyens et conditions d'existence. Cet &#233;tat de fait dans bien de pays, au lieu de solidifier, les relations entre l'Etat et les organisations de la soci&#233;t&#233; civile, va au contraire cr&#233;er une incompr&#233;hension, souvent une rivalit&#233; ou inimiti&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;IV St&#233;r&#233;otypes et stigmas sur les organisations de la Soci&#233;t&#233; Civile&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la lumi&#232;re des &#233;l&#233;ments ci-dessus, il est ind&#233;niable que les organisations de la soci&#233;t&#233; civile partout dans le monde de nos jours constituent un contre poids social pour les gouvernements et l'ordre &#233;conomique mondial. Elles sont devenues une esp&#232;ce de barom&#232;tre social, toutefois la confusion est rapide, en ce sens que pour beaucoup de personnes aussi bien au sein des organisations de la soci&#233;t&#233; civile que des gouvernements per&#231;oivent la soci&#233;t&#233; civile comme un contre pouvoir, voire un ramassis de m&#233;contents, d'aigris et autres opposants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En v&#233;rit&#233; les organisations de la soci&#233;t&#233; civile et l'Etat sont des partenaires dans certaines situations et adversaires dans d autres, surtout dans les pays en voie de d&#233;veloppement o&#249; les Etats croulent sous le poids du diktat des institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, OMC) avec leurs conditionnalit&#233;s et leurs corollaires de mis&#232;re, de paup&#233;risation, de d&#233;c&#233;r&#233;bration, et d'acculturation des communaut&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convient de noter que le r&#244;le des organisations de la soci&#233;t&#233; civile tant au niveau national, r&#233;gional, qu'international, est de d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des communaut&#233;s contre les politiques et strat&#233;gie des Etats ou de l'ordre &#233;conomique mondial, qui emp&#234;chent un meilleur &#233;panouissement &#233;conomique, social et culturel des communaut&#233;s. Cette d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts se fait souvent en collaboration avec les Etats, ou uniquement &#224; travers un r&#233;seau d'organisation de la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V Les luttes de la Soci&#233;t&#233; civile pour une Autre mondialisation &#224; travers le monde :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De l'Autre Davos &#224; Porto Alegr&#233;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V.1 Mondialisation &amp; Consensus de Washington&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; V.1.1 Le consensus de Washington&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A la fin des ann&#233;es 80 [&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nb3-2&quot; name=&quot;nh3-2&quot; id=&quot;nh3-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] Michael P Todaro &amp; Stephen C, Economic Development, pp (...)' &gt;2&lt;/a&gt;], John Williamson e&#251;t la brillante r&#233;flexion du libre march&#233;, plus connue dans le monde de l'&#233;conomie mondiale comme le &#171; consensus de Washington &#187;, qui aura une emprise totale sur les politiques de d&#233;veloppement des ann&#233;es 80 &#224; 90. En 1989, l'&#233;conomiste John Williamson, chercheur &#224; l'Institute for International Economics &#224; Washington a compil&#233; une liste des mesures de politique &#233;conomique qu'il appela le &#171; consensus de Washington &#187; les plus recommand&#233;es avec notamment la discipline fiscale, la r&#233;forme des imp&#244;ts, la d&#233;r&#233;glementation, la lib&#233;ralisation des taux d'int&#233;r&#234;t, des taux de change concurrentiels, la r&#233;orientation des d&#233;penses publiques, la lib&#233;ralisation des investissements &#233;trangers directs et le renforcement du droit &#224; la propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon John Williamson, le libre march&#233; aura pour cons&#233;quence une croissance et un d&#233;veloppement &#233;conomique pour les pays qui l'appliquerait. A cet effet les dix principes suivants vont constituer la bible du consensus de Washington :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 1 Une discipline fiscale
&lt;br /&gt;a Equilibre budg&#233;taire
&lt;br /&gt;b Baisse des pr&#233;l&#232;vements fiscaux sur les revenus pour privil&#233;gier la TVA (Taxe sur la Valeur Ajout&#233;e), ce qui a pour cons&#233;quence d'augmenter les in&#233;galit&#233;s, les plus pauvres payant la m&#234;me quote part que les riches sur les produits achet&#233;s
&lt;br /&gt;c D&#233;mant&#232;lement des droits de douane des pays moins d&#233;velopp&#233;s sans contrepartie de la part des pays riches&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 2 Une redirection de la priorit&#233; des d&#233;penses publiques vers des secteurs tels que : la sant&#233;, l'&#233;ducation et les infrastructures.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 3 Une r&#233;forme des taxes, incluant un &#233;largissement de la base de taxation et r&#233;duisant les taux marginaux de taxe.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 4 Des taux d'&#233;change comp&#233;titifs et unifi&#233;s.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 5 Une s&#233;curisation du droit &#224; la propri&#233;t&#233;.
&lt;br /&gt;a Probl&#232;me des brevets pos&#233;s par les industries sur des ressources naturelles industriellement inexploit&#233;es, comme sur la pharmacop&#233;e traditionnelle andine, pour ne citer qu'elle
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 6 Une d&#233;r&#233;gulation.
&lt;br /&gt;a Elimination de tous les obstacles &#224; la concurrence
&lt;br /&gt;b Fin de la protection des industries &#233;mergeantes du pays
&lt;br /&gt;c Diminution ou suppression des garanties de travail, contr&#244;les sociaux et environnementaux
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 7 Une lib&#233;ralisation du march&#233;.
&lt;br /&gt;a Suppression des protections douani&#232;res
&lt;br /&gt;Ce qui a pour r&#233;sultat l'&#233;radication de l'industrie nationale naissante, ou peu adapt&#233;e au march&#233;, au profit de l'investissement &#233;tranger (transnationales). A partir de l&#224;, d&#233;pendance aux produits import&#233;s (fin de l'autosuffisance) et aux devises internationales ($ principalement) puisque les importations se payent en devises...
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 8 Ouverture totale des &#233;conomies &#224; l'investissement direct
&lt;br /&gt;a Ce qui permet aux Multinationales d'investir un march&#233; o&#249; les entreprises nationales ne sont pas encore concurrentielles...
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 9 La privatisation.
&lt;br /&gt;a Pertes d'emplois &#233;normes
&lt;br /&gt;b Perte du contr&#244;le de l'Etat sur les prix des services de bases comme l'eau, l'&#233;lectricit&#233;, la t&#233;l&#233;phonie.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 10 Une lib&#233;ralisation financi&#232;re
&lt;br /&gt;a Taux fix&#233;s par le seul march&#233; des capitaux
&lt;br /&gt;b Fin de l'autonomie financi&#232;re des gouvernements
&lt;br /&gt;c Pas de normes, ni de contr&#244;les des gouvernements sur ce que font les multinationales&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce consensus a eu pour principaux d&#233;fenseurs la Banque mondiale, le FMI, et les agences du gouvernement des Etats-Unis. Le corollaire de ce consensus dans les pays en voie de d&#233;veloppement f&#251;t : le PAS, la privatisation, la lib&#233;ralisation du march&#233;, entra&#238;nant une paup&#233;risation galopante et une main mise des multinationales sur les &#233;conomies &#224; travers le monde. Ainsi le d&#233;sengagement des Etats dans certains secteurs afin de limiter les d&#233;penses publiques, n'&#233;tait qu'une farce intellectuelle afin d'ouvrir le champs aux multinationales, une farce &#224; laquelle s'est laiss&#233;e prendre consciemment ou inconsciemment les dirigeants des pays en voie de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De ce fait comme le souligne Stiglitz [&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nb3-3&quot; name=&quot;nh3-3&quot; id=&quot;nh3-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Joseph Stiglitz, Globalisation and Its discountents' &gt;3&lt;/a&gt;], l'orientation Keyn&#233;sienne du FMI, qui mettait l'accent sur les &#233;checs du march&#233; et le r&#244;le pour le gouvernement de cr&#233;er l'emploi, a &#233;t&#233; remplac&#233; par la pens&#233;e du libre march&#233; des ann&#233;es 80, partie int&#233;grante du nouveau consensus de Washington, un consensus entre le FMI, la banque mondiale et le tr&#233;sor am&#233;ricain, qui d&#233;finit les &#171; bonnes &#187; politiques pour les pays en d&#233;veloppement. C'est du reste pour cette raison que certains alter mondialistes parlent plut&#244;t d'Am&#233;ricanisation du monde et non de mondialisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V.1.2 La Mondialisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon Andrew Heywood [&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nb3-4&quot; name=&quot;nh3-4&quot; id=&quot;nh3-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] Andrew Heywood, Politics 1997' &gt;4&lt;/a&gt;], la globalisation ou mondialisation est l'&#233;mergence d'un syst&#232;me complexe d'interconnexions, qui signifie que nos vies sont intens&#233;ment touch&#233;es par des &#233;v&#232;nements qui se produisent , des d&#233;cisions qui sont prises, &#224; de tr&#232;s grandes distances de nous (en terme de lieu d'habitation).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De ce fait la mondialisation fait fi des aires g&#233;ographiques, des fronti&#232;res territoriales, et subordonne le local au global. Nous dirons que la mondialisation est cet ensemble compos&#233; d'institutions internationales, de multinationales, des gouvernements de certains Etats, &#233;dictant des strat&#233;gies, des politiques et des conventions &#224; l'&#233;chelle mondial, sans se soucier de leurs effets sur les communaut&#233;s. En fait cet ensemble est conscient des effets n&#233;gatifs de son mode de pens&#233;e, mais &#233;tant rassur&#233; par ces relais et alli&#233;s au niveau local, national, sous r&#233;gional, se laisse guider par les int&#233;r&#234;ts des multinationales et de certaines grandes puissances occidentales, les Etats-Unis d'Am&#233;rique en t&#234;te. Comme le souligne Joseph Stiglitz : &#171; ...Nous avons un syst&#232;me qui devrait &#234;tre appel&#233; gouvernance globale sans gouvernement global, un syst&#232;me dans lequel quelques institutions - la Banque mondiale, le FMI, l'OMC - et d'autres parties - la finance, le commerce, les minist&#232;res du commerce, &#233;troitement li&#233;s &#224; certains int&#233;r&#234;ts commerciaux et financiers - domine la sc&#232;ne, mais un syst&#232;me dans lequel la majorit&#233; de ceux qui sont affect&#233;s par leur d&#233;cision sont laiss&#233;s sans voix. &#187; (Joseph Stiglitz, Mondialisation &amp; Its discountents, pp 21-22, Penguin Books, 2002 London).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contrairement &#224; l'id&#233;e g&#233;n&#233;ralement r&#233;pandue dans l'opinion publique, la mondialisation n'est pas seulement d'ordre &#233;conomique, elle est d abord technologique mais aussi d'ordre culturelle (l'American way of Life), politique (la d&#233;mocratie &#224; l'occidentale est la meilleure forme de gouvernance), environnementale (le r&#233;chauffement de la terre li&#233; aux gaz a effet de serre), scientifique, intellectuelle, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face &#224; cette globalisation de la pens&#233;e du libre march&#233; et de l'emprise des multinationales sur l'&#233;conomie mondiale ; &#224; travers le monde des associations, syndicats, ONG, d'&#233;minents penseurs, universitaires et m&#234;me des partis politiques, commencent &#224; &#233;lever la voix pour protester contre cette politique et proposent d'autres alternatives &#224; la mondialisation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V.2 De l'Autre Davos &#224; Porto All&#232;gre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V.2.1 L'Origine des fora sociaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1971 [&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nb3-5&quot; name=&quot;nh3-5&quot; id=&quot;nh3-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] www.mondialisation.be' &gt;5&lt;/a&gt;] &#224; Davos en Suisse se r&#233;unissent les d&#233;cideurs du monde politique, &#233;conomique et m&#234;me social, c'est le d&#233;but du forum &#233;conomique mondial. Ainsi chaque ann&#233;e depuis 1971, en fin janvier ces diff&#233;rents d&#233;cideurs se rencontrent de fa&#231;on informelle &#224; Davos, sur des hauteurs, retranch&#233;s, loin de la vindicte populaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1999 [&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nb3-6&quot; name=&quot;nh3-6&quot; id=&quot;nh3-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] Fran&#231;ois Houtart, la mondialisation des r&#233;sistances et des luttes (...)' &gt;6&lt;/a&gt;] sur l'initiative de ATTAC a lieu le premier sommet de l'autre Davos, qui est une riposte &#224; la rencontre de Davos, elle r&#233;unit cinq mouvements sociaux des cinq continents et de secteurs tout &#224; fait diff&#233;rents : les sans terre du Br&#233;sil, les syndicats ouvriers de Cor&#233;e du Sud, les coop&#233;ratives agricoles du Burkina, le mouvement des femmes africaines du Qu&#233;bec et celui des ch&#244;meurs de France. Comme le souligne Florencio Artigot : &#171; La premi&#232;re conf&#233;rence de l'autre Davos a eu lieu &#224; Zurich en janvier 1999. L'organisation ATTAC est la colonne vert&#233;brale de cette manifestation. Selon les organisateurs, la conf&#233;rence donne la parole &#224; des opposants politiques en provenance des r&#233;gions touch&#233;es par la guerre et montre ainsi que les &#171; dialogues &#187; orchestr&#233;s par les global leaders de Davos doivent &#234;tre contr&#233;s par des initiatives venues d'en bas, qui s'appuient sur les exp&#233;riences et les revendications des mouvements sociaux. &#187; (www.letemps.ch, Florencio Artigot, Autorit&#233;s et anti mondialisation montrent leurs muscles avant le forum &#233;conomique de Davos, 2003).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi &#224; la suite de l'autre sommet de Davos, les mouvements sociaux, les syndicats, les associations, les ONG, les minorit&#233;s, etc s'organisent &#224; travers le monde, par des &#233;changes divers (Seattle en 1999, Washington en 2000) qui vont aboutir au forum social mondial, Le premier Forum social mondial aura lieu du 25 au 30 janvier 2001 &#224; Porto Alegre,
dans l'Etat de Rio Grande do Sul, la plus grande rencontre des alter mondialistes. Au-del&#224; du forum social mondial chaque continent organise son forum social continental, occasion de relever les tares du n&#233;olib&#233;ralisme, de proposer de nouvelles alternatives &#224; la th&#233;orie de la pens&#233;e unique, et surtout un cadre d'&#233;changes des exp&#233;riences dans la lutte pour &#171; Un autre monde est possible &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V.2.2 Les Luttes &#224; travers le monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les multinationales sont des compagnies / industries qui m&#232;nent des activit&#233;s dans plusieurs pays. Gr&#226;ce &#224; la lib&#233;ralisation du march&#233;, ces compagnies maximisent leurs profits en d&#233;localisant leurs unit&#233;s de production dans des pays o&#249; la main d'&#339;uvre est bon march&#233; et les mati&#232;res premi&#232;res moins ch&#232;res. Le profit issu de ces activit&#233;s est d'autant plus maximal en ce sens que les produits finis sont vendus dans plusieurs march&#233;s (pays), o&#249; les industries et compagnies locales sont oblig&#233;es de se plier aux accords du consensus de Washington. Le pire [&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nb3-7&quot; name=&quot;nh3-7&quot; id=&quot;nh3-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[7] Trocaire, Trade &amp; Globalisation, 2001' &gt;7&lt;/a&gt;] avec ces compagnies multinationales est le non respect du droit de travail, des conventions internationales de protection de l'environnement, ainsi que les taxes et les imp&#244;ts par le truchement de la corruption alors qu'elles repr&#233;sentent 2/3 du commerce mondial, produisent 25% de la production mondiale et emploi 5% de la main d'&#339;uvre active mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face &#224; cette donne, les communaut&#233;s, les travailleurs, les activistes environnementaux, les paysans, etc commencent &#224; &#233;lever leurs voix contre ce syst&#232;me bas&#233; seulement sur le profit au d&#233;triment des hommes. Plusieurs luttes ont &#233;t&#233; men&#233;es avant et apr&#232;s Porto Alegre, on peut citer : le cas du Nigeria o&#249; les Ogonis se sont soulev&#233;s en 1995 contre les compagnies p&#233;troli&#232;res, laquelle protestation a conduit &#224; la pendaison de l'&#233;crivain Ken Saro-Wiwa. L'affaire CEMOB, la compagnie d'exploitation aurif&#232;re qui a fait coul&#233; beaucoup d'encre et de salive au Burkina Faso, pour ce qui concerne la zone Afrique, la liste n'&#233;tant pas exhaustive. En occident, ce genre de protestation sont l&#233;gions, on peut citer : la protestation de Wexford (Irlande) en 1978 contre la construction d'une centrale nucl&#233;aire. En D&#233;cembre 1999, les manifestations de Seattle &#224; la rencontre de l'OMC. La manifestation de G&#232;nes (Italie) en Juillet 2001, o&#249; plus de 200 000 personnes ont protest&#233; pour la suppression de la dette des pays du tiers monde, pour un environnement mondial sain, et pour le respect des droits des travailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans la m&#234;me ann&#233;e [&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nb3-8&quot; name=&quot;nh3-8&quot; id=&quot;nh3-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[8] Global Solidarity, 2003' &gt;8&lt;/a&gt;], la conf&#233;d&#233;ration internationale des syndicats libre en collaboration avec la FIFA, mettait au point un code des bonnes pratiques de travail, suite &#224; des situations grave de travail des enfants dans des unit&#233;s de fabrique de ballon de football au Pakistan et en Inde. Suite aux inspections et contr&#244;les de la FIFA, le BIT a sponsoris&#233; la scolarisation de 6 000 &#224; 15 000 enfants dans cette industrie au Pakistan. C'est ainsi que la campagne &#171; Carton rouge au travail des enfants &#187; a &#233;t&#233; lanc&#233;e en 2002 avant le mondial.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi il est de plus en plus demand&#233; aux multinationales, au-del&#224; de l'acc&#232;s libre au march&#233; partout dans le monde, qu'elles soient responsabilis&#233;es quant aux impacts de leurs activit&#233;s et op&#233;rations sur les communaut&#233;s dans le monde et sur l'environnement. La pression internationale des ONG, des syndicats et des mouvements sociaux a entra&#238;n&#233;, chez la plupart des multinationales la r&#233;daction des &#171; codes de conduite &#187; pour le travail, respectant et accordant le minimum de droit aux travailleurs. Mais en v&#233;rit&#233; cela ressemble beaucoup plus &#224; un effet de mode qu'&#224; un d&#233;sir r&#233;el d'&#233;thique dans les affaires, ce qui conforte les alter mondialistes dans leur pression continue vis-&#224;-vis des multinationales, du FMI, de la Banque mondiale et des diff&#233;rents gouvernements celui des USA en t&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V.2.3 Quelques figures de la mondialisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Sur 100 entreprises, industries, compagnies dans le monde, 51 sont des multinationales.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les revenus de la vente des huiles Shell sont &#233;quivalents &#224; l'ensemble de l'&#233;conomie sud africaine.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; 2% du budget de marketing de Nike sont n&#233;cessaires pour doubler le salaire de ces ouvriers en Indon&#233;sie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;V.2.4 La soci&#233;t&#233; civile au Burkina Faso&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La soci&#233;t&#233; civile au Burkina Faso est &#224; l'image des diff&#233;rentes d&#233;finitions, c'est &#224; dire ambigu&#235;s. N&#233;anmoins un travail remarquable a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par le CGD dans sa tentative de r&#233;pertorier et classifier les diff&#233;rentes OSC existantes au Burkina. Au total 446 OSC r&#233;pertori&#233;es, dont la r&#233;partition suivante par composante : Organisation f&#233;minine (63), instituts de recherche et de formation (16), organisations syndicales (12), organisations religieuses (25), d&#233;fense des droits humains (46), presse priv&#233;e (30), ONG et association de d&#233;veloppement (130), mouvement de jeunesse (33), personnes dites marginalis&#233;es (25), organisations paysannes (56), organisation &#224; caract&#232;re culturel et artistique (15). Sources : CGD PNUD, Cellule Nationale de Renforcement des Capacit&#233;s des Organisations de la Soci&#233;t&#233; Civile.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le plan des luttes de la Soci&#233;t&#233; Civile au Burkina les plus remarquables sont :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le mouvement populaire du 03 Janvier 1966
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La lutte du collectif suite aux &#233;v&#233;nements de Sapouy le 13 D&#233;cembre 1998
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La lutte pour l'arr&#234;t des subventions des producteurs de coton du Nord en 2003.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bibliographie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Alan Whaites, Development in Practice, Vol 8, No 3, 1998&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Andrew Heywood, Politics, 1997&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; David Lewis, Civil Society in Non-Western contexts : Reflection on the &#8216;usefulness' of a concept, Civil Society Working Paper 13, October 2001, CCS, London School of Economics&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Florencio Artigot, Autorit&#233;s et anti mondialisation montrent leurs muscles avant le forum &#233;conomique de Davos, 2003 www.letemps.ch&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Fran&#231;ois Houtart, la mondialisation des r&#233;sistances et des luttes contre le n&#233;olib&#233;ralisme, Mondialisation , Bruxelles, Ed GRIP, 2002.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Global Solidarity, 2003&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Joseph Stiglitz, Mondialisation &amp; Its discountents, Penguin Books, 2002 London&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; London School of Economics, What is civil society, http:// www.lse.ac.uk/collections/CCS&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Michael P Todaro &amp; Stephen C, Economic Development, Pearson Education Ltd, 2003 United Kingdom&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Paddy Reilly, Political participation : INTRAC Seminar paper, 2000&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Trocaire, Trade &amp; Globalisation, 2001&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; www.mondialisation.be&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nh3-1&quot; name=&quot;nb3-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Paddy Reilly, Political participation, pp 1-4, 2000&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nh3-2&quot; name=&quot;nb3-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Michael P Todaro &amp; Stephen C, Economic Development, pp 702-703&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nh3-3&quot; name=&quot;nb3-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Joseph Stiglitz, Globalisation and Its discountents&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nh3-4&quot; name=&quot;nb3-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Andrew Heywood, Politics 1997&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nh3-5&quot; name=&quot;nb3-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] www.mondialisation.be&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nh3-6&quot; name=&quot;nb3-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] Fran&#231;ois Houtart, la mondialisation des r&#233;sistances et des luttes contre le n&#233;olib&#233;ralisme, Mondialisation , Bruxelles, Ed GRIP, 2002&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nh3-7&quot; name=&quot;nb3-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] Trocaire, Trade &amp; Globalisation, 2001&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/#nh3-8&quot; name=&quot;nb3-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 3-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] Global Solidarity, 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>R&#233;union</title>
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	<item>
		<title>Lettre ouverte au pr&#233;sident du Faso</title>
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		<description>Excellence Monsieur le Pr&#233;sident, &lt;br /&gt;C'est en citoyens indign&#233;s, par le non-lieu prononc&#233; par la justice burkinab&#233; dans l'affaire Norbert Zongo, et inquiet pour l'avenir du pays, que nous nous autorisons l'audace de vous &#233;crire en tant que vous &#234;tes notre pr&#233;sident, le pr&#233;sident de tous les burkinab&#233; et le pr&#233;sident du conseil sup&#233;rieur de la magistrature. Disons le tout net : le non lieu prononc&#233; par la justice en faveur de Marcel Kafando est &#224; l'image du crime : odieux. Il choque violemment (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Excellence Monsieur le Pr&#233;sident,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est en citoyens indign&#233;s, par le non-lieu prononc&#233; par la justice burkinab&#233; dans l'affaire Norbert Zongo, et inquiet pour l'avenir du pays, que nous nous autorisons l'audace de vous &#233;crire en tant que vous &#234;tes notre pr&#233;sident, le pr&#233;sident de tous les burkinab&#233; et le pr&#233;sident du conseil sup&#233;rieur de la magistrature. Disons le tout net : le non lieu prononc&#233; par la justice en faveur de Marcel Kafando est &#224; l'image du crime : odieux. Il choque violemment tous les burkinab&#233; &#233;pris de justice et de paix et au-del&#224;, tous les d&#233;mocrates du monde entier.
&lt;br /&gt;Dans le manifeste pour la libert&#233; publi&#233; en d&#233;cembre 1998, juste apr&#232;s l'innommable acte de Sapouy , il &#233;tait &#233;crit : &#171; Nul besoin d'investigations commandit&#233;es par un pouvoir constitu&#233;. Comme la disparition de Dabo, Cl&#233;ment Ou&#233;draogo, Sessouma, Bazi&#233;... la mort de Norbert et de ses co&#233;quipiers appelle la mise en accusation d'un r&#233;gime tout entier par le peuple souverain, d&#233;positaire de la l&#233;gitimit&#233;, du pouvoir constituant, car ce r&#233;gime n'a ni fait la lumi&#232;re sur les disparitions ant&#233;rieures, ni mis fin &#224; la macabre s&#233;rie. &#187; Que pr&#232;s huit ans apr&#232;s, ces propos soient d'une &#233;tonnante actualit&#233; voil&#224; qui ne peut manquer d'angoisser et d'inqui&#233;ter.
Personne ne peut se r&#233;jouir de cette d&#233;cision de la justice . Les juges en charge du dossier n'ont rendu service &#224; personne : ni &#224; eux-m&#234;mes, ni &#224; la justice, ni au pays tout entier. Ils ont r&#233;alis&#233; la prouesse prodigieuse de rediviser le pays, d'installer de fa&#231;on plus profonde une crise de confiance entre une bonne partie de la population et ses dirigeants.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Excellence Monsieur le Pr&#233;sident,
&lt;br /&gt;Face &#224; la crise aigu&#235; que le pays a connue apr&#232;s les &#233;v&#232;nements de Sapouy, la conscience non moins aigu&#235; que vous aviez de vos responsabilit&#233;s &#224; la t&#234;te de ce pays,( en choisissant de ne pas accorder du cr&#233;dit &#224; la seule th&#232;se de la pression de la rue ) vous avait conduit &#224; poser des actes forts comme entre autres : la cr&#233;ation d'une commission d'enqu&#234;te, d'un coll&#232;ge des sages, l'institution d'une journ&#233;e de pardon, des r&#233;formes politiques telles la relecture du code &#233;lectoral et de la constitution, la mise en place d'organes charg&#233;s de moraliser la vie politique, &#233;conomique et sociale. Mais la d&#233;cision des juges ravalent toutes ces initiatives responsables, courageuses au rang de man&#339;uvres dilatoires pour une hiberno-th&#233;rapie. Pouvez-vous l'acceptez ? Nous n'osons le croire.
&lt;br /&gt;Si Le nom de Norbert Zongo devait allonger la liste la des disparitions non &#233;lucid&#233;es dans ce pays , vous conviendrez avec moi, que cela doit &#234;tre cause sinon d'indignation du moins d'inqui&#233;tude et surtout n'honore pas ce pays et conduit m&#234;me &#224; relativiser profond&#233;ment l'ancrage de notre processus d&#233;mocratique tant vant&#233; par votre gouvernement . Si cela devait s'av&#233;rer, de deux choses, l'une, soit la justice burkinab&#233; est incomp&#233;tente, ce qui est inqui&#233;tant, soit elle n'est pas en mesure d'exercer efficacement son travail pour diverses raisons, ce qui n'est pas moins inqui&#233;tant.
Mais dans la pr&#233;sente affaire, il serait possible de conjecturer ces deux hypoth&#232;ses &#224; la fois mais cela d&#233;pendra de votre r&#233;action. L'hypoth&#232;se de l'incomp&#233;tence s'&#233;taye des propos suivants d'un avocat &#171; le doute ne profite jamais &#224; un accus&#233; dans une instruction &#187;. Si ces propos sont fond&#233;s, alors c'est vous, en tant que premier magistrat de ce pays, qui &#234;tes interpell&#233; pour un bon fonctionnement de notre justice. Si vous ne le faites pas alors vous corroborez du m&#234;me coup la seconde hypoth&#232;se, ce qui serait dramatique pour le pays puisque vous &#234;tes le dernier recours, le garant du bon fonctionnement des institutions. Vous aurez sans doute compris les motifs de notre inqui&#233;tude.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Excellence Monsieur le Pr&#233;sident,
&lt;br /&gt;Vos qualit&#233;s d'homme d'Etat et de m&#233;diateur sont de plus en plus reconnues tant sur le plan national qu'international. Cela a conduit les protagonistes de la crise togolaise, &#224; la quasi unanimit&#233;, &#224; vous choisir pour les aider &#224; trouver une issue &#224; leur situation d'impasse. Ces qualit&#233;s commandent que vous posiez ici, chez vous, dans le cadre de cette affaire particuli&#232;rement, un geste fort qui aille dans le sens d'un d&#233;nouement juste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Veuillez agr&#233;er, Excellence Monsieur le Pr&#233;sident l'expression de notre attachement ind&#233;fectible aux valeurs universelles, entre autres, de v&#233;rit&#233;, de justice, de libert&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour Attac Burkina
&lt;br /&gt;Le pr&#233;sident&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Gomdaogo Pierre Nakoulima&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Le site du Forum Social</title>
		<link>http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?article25</link>
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		<dc:date>2006-07-25T10:08:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>attac burkina</dc:creator>

<category domain="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique6">FS Burkina</category>


		<description>Site officiel du Forum Social du Burkina Faso http://www.forumsocialburkina.info

-
&lt;a href="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;FS Burkina&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;Site officiel du Forum Social du Burkina Faso &lt;a href=&quot;http://www.forumsocialburkina.info&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;
http://www.forumsocialburkina.info&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Le forum social du Burkina, un d&#233;fi &#224; relever</title>
		<link>http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?article24</link>
		<guid isPermaLink="true">http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?article24</guid>
		<dc:date>2006-05-27T16:06:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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<category domain="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique6">FS Burkina</category>


		<description>Rapport de l'atelier du 9 mai 2006 &lt;br /&gt;L'an deux mille six, le mardi 9 mai s'est tenu dans la salle de conf&#233;rence de l'Ex institut National d'Alphab&#233;tisation (INA), un atelier d'&#233;changes sur les strat&#233;gies d'organisation du forum social du Burkina. Cet atelier dont le th&#232;me &#233;tait : &#171; le forum social du Burkina un d&#233;fi &#224; relever &#187;, a connu la participation d'une trentaine d'Associations, d'ONG alter mondialistes. La rencontre a &#233;t&#233; pr&#233;sid&#233;e par le Pr. Pierre Nakoulima de ATTAC/ Burkina, mod&#233;r&#233; (...)


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&lt;a href="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;FS Burkina&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rapport de l'atelier du 9 mai 2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'an deux mille six, le mardi 9 mai s'est tenu dans la salle de conf&#233;rence de l'Ex institut National d'Alphab&#233;tisation (INA), un atelier d'&#233;changes sur les strat&#233;gies d'organisation du forum social du Burkina.
Cet atelier dont le th&#232;me &#233;tait : &#171; le forum social du Burkina un d&#233;fi &#224; relever &#187;, a connu la participation d'une trentaine d'Associations, d'ONG alter mondialistes. La rencontre a &#233;t&#233; pr&#233;sid&#233;e par le Pr. Pierre Nakoulima de ATTAC/ Burkina, mod&#233;r&#233; par monsieur Guira Fran&#231;ois de SACCA- UICAB. Le rapport de l'atelier a &#233;t&#233; assur&#233; par les sieurs Fouss&#233;ny Traor&#233; du GEREDES-Burkina et Sangar&#233; Salifou de ATTAC-Burkina.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plus d'intofrmations sur les fichiers joints&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<enclosure url="http://attacburkina.africa-web.org/IMG/pdf/Rapport_provisoire_du_09_mai.pdf" length="125406" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://attacburkina.africa-web.org/IMG/pdf/RAPPORT_FINANCIER_DE_L_atelier.pdf" length="52902" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="http://attacburkina.africa-web.org/IMG/pdf/Liste_forum.pdf" length="92910" type="application/pdf" />
		

	</item>



	<item>
		<title>Rencontre, mise en place d'un Comit&#233; d'organisation du premier forum social du Burkina Faso</title>
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<category domain="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique3">Agenda</category>


		<description>8h30 au GERDDES &lt;br /&gt;Mise en place d'un Comit&#233; d'organisation du premier forum social du Burkina Faso &lt;br /&gt;Ce projet de Forum social est ouvert &#224; tous. C'est pourquoi il est n&#233;cessaire de mettre en place, d&#232;s le mois de mai 2006 , un comit&#233; d'organisation du forum avec les associations int&#233;ress&#233;es. Une rencontre est pr&#233;vue pour se tenir au GERDDES le 9 mai 2006 &#224; partir de 8h30 avec ces associations &#224; raison de deux personnes par associations. Toutes les associations int&#233;ress&#233;es sont pri&#233;es de bien (...)


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&lt;a href="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique3" rel="directory"&gt;Agenda&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;8h30 au GERDDES&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mise en place d'un Comit&#233; d'organisation du premier forum social du Burkina Faso&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce projet de Forum social est ouvert &#224; tous. C'est pourquoi il est n&#233;cessaire de mettre en place, d&#232;s le mois de mai 2006 , un comit&#233; d'organisation du forum avec les associations int&#233;ress&#233;es. Une rencontre est pr&#233;vue pour se tenir au GERDDES le 9 mai 2006 &#224; partir de 8h30 avec ces associations &#224; raison de deux personnes par associations. Toutes les associations int&#233;ress&#233;es sont pri&#233;es de bien vouloir confirmer rapidement leur participation. La contribution attendue par structure est de 5000f.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour toutes informations relatives &#224; projet pri&#232;re prendre contact avec M Ou&#233;draogo Sa&#239;dou &#224; la Conf&#233;d&#233;ration Paysanne du Faso ( CPF) tel 50301844 e mail &lt;a href=&quot;mailto:cpf@fasonet.bf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;cpf@fasonet.bf&lt;/a&gt; ou Pierre Nakoulima tel 70248766 mail : &lt;a href=&quot;mailto:pierre.nakoulima@univ-ouaga.bf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;pierre.nakoulima@univ-ouaga.bf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le courriel : &lt;a href=&quot;mailto:fsburkina@yahoo.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;fsburkina@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le comit&#233; provisoire
&lt;br /&gt;Pierre G. Nakoulima pr&#233;sident de attac Burkina&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Forum social du Burkina</title>
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<category domain="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique6">FS Burkina</category>


		<description>Au d&#233;but &#233;tait le forum social mondial ( fsm) de Porto Alegre. Le premier s'est tenu en 2001. Apr&#232;s le second tenu en 2002, le processus de Porto Alegre s'est &#233;tendu au niveau des continents, au niveau national et m&#234;me au niveau local. &lt;br /&gt;C'est ainsi qu'il y eut le premier forum social europ&#233;en &#224; Florence ( Italie) en 2002 et le second &#224; Paris en 2003. &lt;br /&gt;C'est ainsi qu'il y eut aussi :4 fora des peuples au Mali respectivement &#224; Siby en 2002 et 2003, &#224; Kita en 2004 et Fana en 2005 ; 2 au B&#233;nin (...)


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&lt;a href="http://attacburkina.africa-web.org/spip.php?rubrique6" rel="directory"&gt;FS Burkina&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Au d&#233;but &#233;tait le forum social mondial ( fsm) de Porto Alegre. Le premier s'est tenu en 2001. Apr&#232;s le second tenu en 2002, le processus de Porto Alegre s'est &#233;tendu au niveau des continents, au niveau national et m&#234;me au niveau local.
&lt;br /&gt;C'est ainsi qu'il y eut le premier forum social europ&#233;en &#224; Florence ( Italie) en 2002 et le second &#224; Paris en 2003.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ainsi qu'il y eut aussi :4 fora des peuples au Mali respectivement &#224; Siby en 2002 et 2003, &#224; Kita en 2004 et Fana en 2005 ; 2 au B&#233;nin en 2004 et 2005. A cette liste non exhaustive des acteurs de la soci&#233;t&#233; civile ont souhait&#233; voir figure le nom du Burkina Faso par l'organisation d'une telle rencontre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La charte de Porto Alegre en son article premier dispose que &#171; le forum social mondial est un espace ouvert de rencontres pour l'approfondissement de la r&#233;flexion , le d&#233;bat d&#233;mocratique d'id&#233;es, la formulation de propositions, le libre &#233;change d'exp&#233;rience et l'articulation d'actions efficaces, d'entit&#233;s et de mouvements de la soci&#233;t&#233; civile qui s'opposent au n&#233;olib&#233;ralisme et &#224; la domination du monde par le capital et par n'importe quelle forme d'imp&#233;rialisme, et qui sont investis dans la construction d'une soci&#233;t&#233; plan&#233;taire centr&#233;e sur l'&#234;tre humain. &#187; On aura sans doute appr&#233;hend&#233; l'essentiel en disant que le forum social est un espace populaire d'&#233;ducation, d'&#233;change, de communication, d'information, d'actions citoyennes et de construction d'alternatives &#224; la mondialisation n&#233;olib&#233;rale.
Ces nobles objectifs ont conduit donc des organisations de la soci&#233;t&#233; civile du Burkina &#224; envisager la tenue d'un forum social du Burkina ( FSB) anim&#233;s de la conviction qu'un autre Burkina est possible.
Au d&#233;part de cette initiative, les participants du Burkina-Faso au Forum des peuples &#224; Fana au Mali ( du 6 au 9 juillet 2005) qui se sont retrouv&#233;s le 30 juillet 2005 dans la salle de r&#233;union de la Conf&#233;d&#233;ration Paysanne du Faso ( CPF). Etaient pr&#233;sentes les organisations suivantes :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; SEDELAN : Service d'Edition en Langue Nationales ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; CPF : Conf&#233;d&#233;ration Paysanne du Faso ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; UNCP/B : Union Nationale des Producteurs du Coton du Burkina ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; CIC-B : Comit&#233; Inter C&#233;r&#233;ales du Burkina
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; SEMCIS ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; ATTAC/ Burkina : Association pour une Taxation des Transaction financi&#232;res pour l'Aide aux citoyens ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; GERDDES /Burkina : Groupe d'Etudes et de Recherches sur la D&#233;mocratie et le D&#233;veloppement Economique et Social au Burkina Faso ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; AMD / Bobo : les Amis du Monde Diplomatique ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; REFAE : R&#233;seau des Femmes Africaines Economistes ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; ORCADE : Organisation de Renforcement des Capacit&#233;s de D&#233;veloppement ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; MDPR/ Burkina ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Intermond Oxfam ;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Oxfam Qu&#233;bec
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://attacburkina.africa-web.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-96d77.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; SACCA/ UCIAB&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Unanimement ces organisations ont estim&#233; qu'il &#233;tait souhaitable que soit organis&#233; un forum social au Burkina Faso. Elles sont pr&#234;tes &#224; s'investir pour la r&#233;alisation d'un tel forum en 2006&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qui serait invit&#233; &#224; participer &#224; un tel forum&lt;/strong&gt; Ainsi que le pr&#233;cise l'article 8 de la charte de Porto Alegre &#171; le forum social mondial est un espace pluriel et diversifi&#233;, non confessionnel, non gouvernemental et non partisan qui articule de fa&#231;on d&#233;centralis&#233;e, en r&#233;seau, des entit&#233;s et des mouvements engag&#233;s dans des actions concr&#232;tes, du niveau local au niveau international, pour la construction d'un autre monde. Il ne se constitue pas cependant comme une instance de pouvoir disput&#233;e par les participants de ses rencontres, ni ne pr&#233;tend se constituer en alternative unique d'articulation et action des entit&#233;s et mouvement qui y participent. &#187; Dans cette optique seraient invit&#233;s tous les mouvements ou organisations populaires du Burkina Faso : les organisations paysannes, de jeunes, de femmes, organisations religieuses, organisations des droits humains, syndicats, presse, artistes, r&#233;seaux de mouvements sociaux mais aussi leaders d'opinion (&#224; l'exception des leaders des partis politiques et des repr&#233;sentants officiels de l'Etat ou de l'administration ) ,&#233;tudiants, universitaires, chercheurs, &#233;lus locaux ; les diff&#233;rentes ligues des consommateurs,...
Fort de l'exp&#233;rience du Forum des Peuples du Mali, il serait souhaitable aue les paysans / &#233;leveurs soient fortement repr&#233;sent&#233;s &#224; ce forum. Aussi , d&#232;s &#224; pr&#233;sent, avec l'engagement de la Conf&#233;d&#233;ration Paysanne du Faso , on peut affirmer que la souverainet&#233; alimentaire ( il s'agit du droit d'un Etat ou d'une union d'Etats con&#231;u comme le droit de maintenir, de prot&#233;ger et de d&#233;velopper sa capacit&#233;, en respectant la diversit&#233; des produits et des cultures, sans nuire &#224; la souverainet&#233; alimentaire des autres pays) sera probablement un des th&#232;mes majeurs de ce Forum.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mise en place d'un Comit&#233; d'organisation du premier forum social du Burkina Faso&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce projet de Forum social est ouvert &#224; tous. C'est pourquoi il est n&#233;cessaire de mettre en place, d&#232;s le mois de mai 2006 , un comit&#233; d'organisation du forum avec les associations int&#233;ress&#233;es. Une rencontre est pr&#233;vue pour se tenir au GERDDES le &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;9 mai 2006&lt;/strong&gt; &#224; partir de 8h30 avec ces associations &#224; raison de deux personnes par associations. Toutes les associations int&#233;ress&#233;es sont pri&#233;es de bien vouloir confirmer rapidement leur participation. La contribution attendue par structure est de 5000f.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour toutes informations relatives au projet, pri&#232;re prendre contact avec M Ou&#233;draogo Sa&#239;dou &#224; la Conf&#233;d&#233;ration Paysanne du Faso ( CPF) tel 50301844 e mail &lt;a href=&quot;mailto:cpf@fasonet.bf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;cpf@fasonet.bf&lt;/a&gt; ou Pierre Nakoulima tel 70248766 mail : &lt;a href=&quot;mailto:pierre.nakoulima@univ-ouaga.bf&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;pierre.nakoulima@univ-ouaga.bf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le courriel : &lt;a href=&quot;mailto:fsburkina@yahoo.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;fsburkina@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le comit&#233; provisoire
Pierre G. Nakoulima pr&#233;sident de attac Burkina&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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